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LERQUET Isabelle

Doctorante à l’ENS-ED 540


Dernière modification : 16 février 2017

Associée à l’UMR 8546 AOrOc École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75230 PARIS Cedex 05.

Équipe : Économie(s) prémoderne(s)
 

 THÈMES DE RECHERCHE

Doctorat sous la direction de Georges Depeyrot
Titre : « La monnaie des colonies et protectorats français (XVIe-XXe siècles) »
 

Le sujet n’est pas un simple catalogue des monnaies coloniales françaises comme avaient pu le faire d’une part, l’historien Zay (1892) dans son Histoire monétaire des colonies française d’après les documents officiels et d’autre part, deux numismates professionnels V. Gadoury et G. Cousinié (1988) dans Les Monnaies coloniales françaises (1670-1988).
Ces deux ouvrages représentent des catalogues numismatiques qui recensent toutes les émissions de monnaies métalliques mentionnées dans les documents officiels.
 

La France, dès le XVIe siècle, commence son expansion coloniale par la conquête des territoires d’Amérique centrale puis par ceux du Nord. Elle étend ensuite sa domination et sa protection sur des territoires répartis sur l’ensemble de l’espace géographique (Amérique, Asie, Afrique, Océanie et même Antarctique) jusqu’à devenir la seconde puissance coloniale du monde.
Il existe différents groupes de colonies :
• les colonies de peuplement : Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc), plateau intérieur de Madagascar, Nouvelle Calédonie ; mais la lenteur de l’accroissement de la population française a limité l’ampleur de ce peuplement d’origine métropolitaine.
• les colonies d’encadrement (AOF et AEF).
• les colonies de pénétration débouchant sur des pays riches et peuplés : la Somalie vers l’Abyssinie, le Tonkin vers les provinces intérieures de la Chine du Sud.
• les colonies d’exploitation dans les zones tropicales et équatoriales, sont des fermes lointaines dont les richesses du sol et du sous-sol posaient le problème de l’utilisation et de l’éducation de la main-d’œuvre indigène (Afrique occidentale, Afrique équatoriale, Indochine).
 

Les régimes coloniaux sont également des plus divers :
• des protectorats où les pouvoirs du souverain local étaient nominaux, seulement sous la surveillance des contrôleurs français (Maroc, Tunisie, Cambodge, Annam, Tonkin, Laos, Côte française des Somalis, Cameroun)
• des colonies proprement dites, de régimes administratifs très différents (Algérie, Afrique occidentale, Afrique équatoriale, Madagascar, Cochinchine, Djibouti)
• des territoires cédés à bail (Kouang-Tchéou-Wan, enclaves de Forcados et Badjibo au Nigeria)
• des territoires sous mandat (Togo, Grand Liban, Syrie, Cameroun)
• des territoires indivis sous un régime de condominium (Nouvelles Hébrides).
• des comptoirs (Albréda en Gambie, Pondichéry)
 

Dans le cas des colonies de peuplement, une puissance coloniale, un État envoie dans un autre pays, des femmes, hommes ou des familles afin d’y établir une présence pérenne et autonome et d’y bâtir une société. Cette nouvelle société s’épanouit et se développe en particulier grâce à l’agriculture, à la chasse et au commerce.
La colonie de peuplement (Canada français) est différente du comptoir commercial colonial (Inde française) dont le but n’est pas de peupler, mais de faire des échanges commerciaux avec les commerçants locaux.
 

Dès que la France s’installe en Amérique centrale (1555), elle met en place une politique coloniale qui s’affermit au fil des siècles et crée un monnayage colonial.
Le monnayage colonial est le nom donné aux monnaies émises pour un territoire soumis à une métropole d’une puissance coloniale. Cette monnaie peut être fabriquée soit dans la métropole du pays conquérant, soit directement dans le pays colonisé.
La numismatique coloniale française couvre donc cinq siècles d’histoire et un très vaste espace géographique.
Les monnayages coloniaux français sont nombreux et variés, en fonction de plusieurs éléments : le type de circulation monétaire, la culture monétaire de la puissance coloniale et la tradition monétaire locale. La circulation monétaire dans une colonie s’effectue sur trois niveaux : échanges entre colons, échanges entre colons et autochtones, échanges entre autochtones (ce dernier niveau tend à disparaître en raison de la fiscalisation progressive des échanges).
Les monnayages coloniaux présentent des différences importantes. Il s’agissait soit de régions disposant d’une tradition monétaire locale forte, représentée par des espèces monétaires particulières et des pratiques monétaires anciennes (par exemple l’Inde) soit de régions sans économie monétarisée (par exemple le Canada) ou même des zones où les moyens d’échange traditionnel sont considérés comme trop primitifs par les Européens.
 

L’intégration des colonies dans les échanges monétaires accompagne ou entraîne le développement des réseaux bancaires, commerciaux et l’exploitation des ressources.
 

Cela amène à la problématique suivante : en quoi la monnaie peut-elle être un indice incontournable et incontestable de la présence française à travers le monde.
 

 PARCOURS


Diplômes universitaires :
 

2016-2017 : inscription en première année de Doctorat, ENS-CNRS, AOROC, ED 540
2012-2013 : Certificat en langue pour l’enseignement : CLES 2 anglais
2012-2013 : Certificat d’informatique pour l’enseignement : C2i2e
2012-2013 : Master 2 professionnel, Métiers de l’Enseignement et de la Formation (options : Histoire-Géographie, sciences de l’éducation et de l’enfance, évaluation positive des élèves), l’IUFM de Poitiers
2011-2012 : reçue au Capes externe d’Histoire-Géographie (nomination refusée pour des raisons familiales - un parent gravement malade)
2011-2012 : admissibilité CAPLP externe Lettres-Histoire-Géographie
2011-2012 : Master 2 professionnel, Métiers de l’Enseignement et de la Formation (options : Histoire-Géographie, sciences de l’éducation et de l’enfance, évaluation positive des élèves), l’IUFM de Poitiers
2010-2011 : admissibilité CAPES externe Histoire-Géographie
2010-2011 : admissibilité CAPLP externe Lettres-Histoire-Géographie
2008-2009 : Master 2 recherche Civilisation et patrimoine antique et médiéval, Histoire médiévale, (sujet : Historiographie actuelle des liens adelphiques dans l’Occident féodale, Ve-XVe siècles) CESCM, Université de Poitiers
2007-2008 : DU agrégation histoire, Université de Poitiers
2005-2006 : Maîtrise d’histoire médiévale, (sujet : Historiographie actuelle de la parenté occidentale en Occident, XIIe-XIIIe siècles, directeur : M. Aurell), CESCM, Université de Poitiers
2004-2005 : Licence 3 histoire, spécialisation histoire médiévale (options : paléographie, diplomatique, épigraphie) et métiers de l’enseignement, (options géographie, anglais, américain, informatique), Université de Poitiers
2003-2004 : DEUG 2 histoire, (options géographie, anglais, américain, informatique), Université de Poitiers
2002-2003 : DEUG 1 histoire (options géographie, anglais, américain, informatique), Université de Poitiers
 

Activités professionnelles :
 

Dans l’Enseignement supérieur : Faculté d’Histoire, Université de Poitiers
2016-2017 : Ier semestre, TICE, Licence 2 Histoire ; 2ème semestre, Cartographie vectorielle, Licence 3 Histoire
2015-2016 : 1er semestre, TICE, Licence 2 Histoire ; 2ème semestre, Cartographie vectorielle, Licence 3 Histoire
2014-2015 : 2ème semestre, Cartographie vectorielle, Licence 3 Histoire
2013-2014 : 2ème semestre, Cartographie vectorielle, Licence 3 Histoire

Dans l’Enseignement secondaire :
2016-2017 : professeur d’histoire-géographie et de latin-grec au collège Salle Saint-Martin de Couhé (86700 Couhé)
2015-2016 : professeur d’histoire-géographie et de latin-grec au collège Salle Saint-Martin de Couhé (86700 Couhé)
2014-2015 : professeur d’histoire-géographie et de latin-grec au collège Salle Saint-Martin de Couhé (86700 Couhé) et au collège La Providence de Poitiers (86000)
2013-2014 : professeur d’histoire-géographie au collège La Providence de Poitiers (86000)
2012-2013 : professeur d’histoire-géographie au collège La Providence de Poitiers (86000)
2011-2012 : professeur d’histoire-géographie au collège La Providence de Poitiers (86000)
2010-2011 : professeur d’histoire-géographie au collège Notre-Dame de la Coudre à Parthenay (79200) et au groupe scolaire Isaac de l’Étoile (86000)
2010-2009 : professeur d’histoire-géographie au collège Notre-Dame de la Chaume à Vouillé (86190), au collège Saint-Gauthier à Confolens (16500) et professeur d’histoire-géographie et de lettres modernes au lycée Saint-Jacques de Compostelle à Poitiers (86000)
2008-2009 : professeur d’histoire-géographie au lycée Roc fleuri à Ruffec (16 700)

Guide touristique au Château hôtel-relais de Curzay dans le cadre de la promotion du patrimoine local