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École française de Rome


Dernière modification : 18 septembre 2017

L’École française de Rome est un établissement public de recherche et de formation à la recherche sous tutelle du ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche. Conçue d’abord comme relais romain de l’École française d’Athènes (1873), puis comme École d’archéologie (1874), elle est fondée en 1875 et occupe le Palais Farnèse, partagé depuis avec l’Ambassade de France en Italie.

Relais de l’action scientifique de la France en Italie et en Méditerranée centrale dans le domaine de l’histoire, de l’archéologie et des sciences sociales, l’École travaille dans le cadre de programmes avec des opérations de recherche qui sont conduites avec des partenaires surtout français et italiens mais aussi en provenance du Maghreb et des pays riverains de la mer adriatique (Albanie, Croatie, Serbie et Slovénie) et de l’Union européenne. Ses opérations donnent lieu à des échanges scientifiques dans le cadre d’ateliers et de séminaires, voire de colloques, et s’articulent avec l’organisation de sessions de formation doctorale et la collaboration à des expositions.
Une riche bibliothèque de 200 000 volumes dont 2000 périodiques et une maison d’édition, qui publie chaque année une revue en six fascicules (les Mélanges de l’École française de Rome) et plus de vingt volumes, contribuent à son rayonnement scientifique.
L’École accueille 18 membres, fonctionnaires détachés ou post-doctorants contractuels pour une, deux ou trois années ; des boursiers, doctorants accueillis pour des séjours de brève durée (140 mensualités par an) ; des enseignants chercheurs et des chercheurs relevant des universités, des grands établissements et du CNRS qui sont mis à disposition, détachés ou invités.
Elle partage avec le CNRS la tutelle du Centre Jean Bérard de Naples.
Site web : http://www.efrome.it/

Le service archéologique

Le service archéologique soutient les opérations de terrain réalisées dans le cadre des programmes de recherche de l’EFR. Il offre aux équipes la possibilité de disposer de l’assistance de personnel qualifié (relevés, dessin, fouille, études) et de moyens matériels (informatique, topographie, photographie). Ce dispositif est complété par un service d’archivage qui assure la gestion et la conservation de la documentation graphique et photographique des opérations.
Les locaux situés à la Crypta Balbi, via de Delfini, 14, offrent une surface de plus de 200 m² qui accueille les campagnes d’étude du matériel auxquelles participent des étudiants et des chercheurs confirmés issus des centres de recherche et des universités italiennes et françaises. Le bureau de dessin s’intègre au programme d’aide à la publication des travaux archéologiques et offre l’accès en « libre-service » aux outils infographiques nécessaires à l’acquisition, au traitement et à l’impression des différents types de documents (dessins, photos, cartes).
Enfin, le service assure la coordination et la réalisation des fouilles et de l’étude du bâti de l’immeuble de l’EFR situé Piazza Navona, 62.

Historique des opérations archéologiques

L’École française de Rome a travaillé essentiellement dans le Maghreb depuis la fin du XIXe siècle et jusqu’à la seconde guerre mondiale, d’abord en Tunisie et en Algérie puis au Maroc. Elle y est active encore aujourd’hui dans le cadre d’une coopération soutenue par le Ministère des affaires étrangères. Les fouilles en Italie sont rares avant 1946 : les plus importantes sont celles conduites dans la nécropole de Vulci en Étrurie méridionale à la fin du XIXe siècle (Stéphane Gsell) ; dans celle de Bologne au début du XXe siècle (Albert Grenier) ; quelques sondages sont réalisés dans les mêmes années à Porto près d’Ostie (Jérôme Carcopino). À partir de 1946, l’Italie devient le théâtre d’opérations régulières : les chantiers de Bolsena dans le Latium au Nord de Rome (initié par Raymond Bloch) et de Mégara Hyblaea en Sicile orientale (ouvert par Georges Vallet et François Villard) vont avoir une très longue vie. Après 1970, les problématiques et les terrains sont plus variés en Italie, du Frioul à la Sicile, en passant par la Vénétie, l’Émilie-Romagne, Rome et le Latium, les Abruzzes, la Campanie, la Basilicate, les Pouilles, la Calabre, la Sardaigne. L’archéologie médiévale prend sa place en Italie centrale et méridionale. Le Centre Jean-Bérard de Naples (CNRS/EFR) conduit aussi des opérations archéologiques. Ainsi, depuis plus d’un siècle, de très nombreux sites ont été fouillés si l’on y ajoute la poursuite des activités dans le Maghreb et les Balkans (Yougoslavie, puis Croatie et Serbie, plus récemment Albanie).
Le matériel archéologique, propriété des pays qui nous accueillent, reste in situ.
Les résultats sont publiés dans la revue de l’École (MEFR jusqu’en 1970, puis MEFRA pour l’Antiquité et MEFRM pour le Moyen Âge) : des chroniques archéologiques annuelles existent dans ces périodiques. Des volumes sont été publiés dans les « Suppléments aux Mélanges » devenus en 1972 la « Collection » de l’École.

La politique archéologique de l’École est fondée aujourd’hui sur les principes suivants :

  • travailler dans le cadre d’un partenariat en tenant compte des demandes du pays d’accueil et de sa situation dans le domaine du patrimoine et de la recherche
  • faire travailler des experts français qui peuvent apporter une contribution originale (anthropologie funéraire, travaux sur l’artisanat antique, opérations de paléo-environnement)
  • contribuer à la formation à la recherche pour de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants)
  • publier les résultats des opérations achevées.

Aide aux travaux archéologiques

Les travaux archéologiques soutenus par l’École française de Rome depuis un quart de siècle correspondent à 40 dossiers en attente de publication. Un effort particulier est donc fourni pour accélérer la réalisation de ces travaux en cours.

Il s’agit notamment :

  • des fouilles du port fluvial d’Aquilée, engagées en 1991 et qui se sont achevées sur le terrain en 2005
  • de celles de la nécropole celto-étrusque de Monterenzio Vecchio réalisées au cours de six campagnes entre 2000 et 2005
  • de celles de Musarna, petite cité du territoire de Tarquinia (Étrurie méridionale) conduites de 1983 à 2002
  • des recherches archéologiques préventives conduites sur le Pincio de 1982 à 2005
  • de la fouille programmée de la Vigna Barberini sur le Palatin réalisée de 1985 à 1998
  • de celle de différents secteurs de Paestum-Poseidonia en Campanie
  • de la petite cité lucanienne de Tricarico en Basilicate
  • de Mégara Hyblea en Sicile
  • de deux sites tunisiens, la nécropole de Pupput et l’habitat de Sidi Jdidi
  • des sites de Salone en Croatie et de Sirmium et Caricin Crad en Serbie

Pour en savoir plus

Les Mélanges de l’École française de Rome (pour l’ Antiquité MEFRA et MEFRM pour le Moyen Âge) tiennent une chronique des activités archéologiques en cours consultable sur le site de Persée (http://www.persee.fr) pour les tomes antérieurs à 2000, ou sur le site de l’éditeur Casalini (http://digital.casalini.it/efr) pour les tomes de 2000 à 2011.

La Chronique des activités archéologiques de l’École française de Rome présente des compte-rendus d’opérations archéologiques auxquelles l’École française de Rome est associée ou qui sont conduites par des équipes françaises en Italie, en Afrique du Nord et dans les Balkans. Les responsables des opérations y présentent les résultats préliminaires de leurs recherches archéologiques, de la Préhistoire à la fin du Moyen Âge. La Chronique auparavant publiée au sein des Mélanges de l’École française de Rome fait depuis 2012 l’objet d’une publication propre, électronique et à flux continu.

cefr.revues.org