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Dernière modification : 18 septembre 2016


2. Prix du Sénat du Livre d’Histoire à M. Jean-Louis Brunaux
Prix du Sénat du Livre d’Histoire 2013 et
Prix François-Millepierres de l’Académie française 2013

Le jury du prix du Sénat du livre d’histoire récompense Jean-Louis Brunaux, Directeur de recherche au CNRS (AOROC, ENS-CNRS) pour « Alésia » (Gallimard)
20 juin 2013

Le jury du Prix du Sénat du livre d’histoire, présidé par M. Jean-Noël JEANNENEY, professeur émérite des universités, ancien ministre, a décerné le 11e prix du Sénat du Livre d’Histoire à M. Jean-Louis Brunaux pour « Alésia » aux éditions Gallimard.
 
 
La remise du Prix s’est déroulée dans les salons de Boffrand de la Présidence du Sénat, le mercredi 19 juin à 18 heures sous le haut patronage et en présence de Monsieur Jean-Pierre BEL, Président du Sénat.
 

 Alésia . 27 septembre 52 av. J.-C.
Alésia . 27 septembre 52 av. J.-C.

 
 
 
 
 
Collection Les Journées qui ont fait la France, Gallimard
384 pages, sous couverture illustrée, 150 x 220 mm
 
 

 
Ce fut une formidable bataille et une terrible défaite. Après de longues semaines de siège et de famine, Alésia finit par tomber : les armées gauloises cèdent aux légions romaines et leur chef, Vercingétorix, se livre à César. C’est là, sur le mont Auxois, que s’achève l’indépendance gauloise. Et pourtant, l’événement n’aura cessé de résonner dans notre mémoire ; pendant des siècles on le célébrait comme l’origine d’une civilisation gallo-romaine enfin pacifiée.
Ce livre propose de la retrouver pour en interroger à nouveau le sens et la portée. La déroute des Gaulois n’avait rien de prévisible ; Vercingétorix disposait de redoutables moyens militaires ; il commandait des forces considérables venues de toutes les contrées de la Gaule : sa stratégie ingénieuse aurait pu permettre d’emporter la victoire. Seulement, ses pouvoirs politiques étaient limités et ses troupes trop désorganisées, et mal entraînées, pour mettre en œuvre son plan : surtout, l’immense « armée de secours » qu’il avait réunie à Alésia disparut corps et biens à l’heure décisive de la bataille : le génie diplomatique de Jules César y était pour beaucoup.
Si ce moment demeure une journée qui aura fait la France, écrit Jean-Louis Brunaux, c’est moins à Alésia même qu’il faut en chercher la raison que, bien en amont, dans l’histoire longue de la Gaule, de sa civilisation, de ses institutions, de ses mœurs politiques : elles seules peuvent faire comprendre comment tout un élan « national » a pu assembler la plupart des peuples de l’ancienne Gaule pour affronter les Romains. Alésia est ce miroir qui laisse entrevoir l’unité longtemps méconnue des nations gauloises.

Ecouter J.-L. Brunaux sur France-Inter