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Rites sociaux, pratiques funéraires et religieuses


Dernière modification : 18 septembre 2016

Personnes engagées dans ce thème de recherches

 

Augier Laurence (CA de Bourges Plus) - Brunaux Jean-Louis (DR2, CNRS) - Deberge Yann (INRAP) - Foucras Sylvain (INRAP) - Jolivet Vincent (DR2, CNRS) - Gruel Katherine (DR2, CNRS) - Guillier Gérard (INRAP) - Lejars Thierry (CR1, CNRS) - Maniquet Christophe (INRAP) - Marion Stéphane (CPAT, DRAC Lorraine)

 

Convention avec leur université en cours : Frere Dominique (MCF, Bretagne Sud-Lorient)

Présentation de l’axe de recherches Rites sociaux, pratiques funéraires et religieuses

Programme ANR MAGI (2012-2015)

D. Frère, L. Hugot, Th. Lejars.
MAGI (Manger, boire, offrir pour l’éternité en Gaule et Italie préromaines) 
Archéologie des offrandes funéraires de produits biologiques dans les cultures préromaines celtes, étrusques, italiques et phénico-puniques (VIe s. -Ier s. av. J.-C.) 
L’archéobotanique et l’archéozoologie fournissent des données fondamentales sur des composantes essentielles du rituel funéraire : le sacrifice sanglant et non-sanglant (les offrandes biologiques dans les tombes et leur environnement immédiat). De par leur nature, plus visibles que les graines et les fruits, les ossements animaux ont très tôt été étudiés en contexte funéraire. En revanche, la présence de restes d’aliments végétaux, de tapis de fleurs ou de substances résineuses ou bitumeuses (dont les encens), déterminée grâce aux micro- et aux macrorestes est bien plus délicate à mettre en évidence. Il en est de même pour les résidus conservés dans des récipients. On tentera une analyse d’envergure sur la nature et les raisons du dépôt d’offrandes biologiques fait totalement défaut.

L’utilisation de la paléogénétique en archéologie

(Apport de l’ADN et de données sur des branches mitochondriales).
Le sanctuaire de Ribemont sur Ancre (Somme) fournit un corpus exceptionnel d’os humains. Sur ce site des gisements considérables d’os humains ont été, en quelque sorte, fossilisés par des remblais romains. Deux ensembles sont particulièrement remarquables. L’un, appelé « charnier », est présumé correspondre aux restes des cadavres d’un même bataillon de guerriers provenant directement d’un champ de bataille. Le second, « ossuaire 1982 », est une construction de type margelle de puits dont les matériaux sont des membres humains repliés et utilisés comme une armature à des murets probablement liés par de l’argile. Il s’agit, dans les deux cas, de plusieurs milliers d’os appartenant à une ou plusieurs centaines d’individus dont l’étude purement anthropologique est en cours. Les recherches génétiques s’avéreront capitales et ce programme quinquennal offrira l’opportunité de lancer des études pluridisciplinaires de comparaison génétique.