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Dernière modification : 30 novembre 2012
Direction de l’équipe de recherche : Zurbach Julien (MCF, ENS-Paris)
| Depeyrot Georges (DR2, CNRS) - Dessales Hélène (MCF, ENS-Paris) - Lerouxel François (MCF, Paris IV) - Zurbach Julien (MCF, ENS-Paris) |
La structuration de l’UMR en grands « pôles » géographico-chronologiques induit la mise en place d’« axes » transversaux parmi lesquels un axe consacré à la question de l’histoire économique. C’est un axe large, destiné à créer un lieu de débats et de discussions autour d’une question diachronique et globale.
L’histoire économique a été marquée par quelques principes fondateurs impulsés par ses promoteurs dont celui bien connu de la longue durée : le changement ne pouvant se mesurer qu’à l’aune des lentes évolutions sociales. Les grandes enquêtes initiées et poursuivies dans l’esprit de l’École des Annales donnent la primauté à une zone géographique, parfois limitée et à l’analyse d’une vaste période. La démographie historique en est la meilleure illustration. Ce paradigme reste aussi celui de la micro-histoire construite en réaction contre les vastes enquêtes.
Si le phénomène de la « longue durée » au sein de la vision braudéliennne est largement intégré dans les démarches (qu’il soit accepté ou refusé), celui de la « vaste échelle » [1] reste moins évident. Certes, l’époque de Marc Bloch était celle des mondes fragmentés, d’un bloc soviétique fermé, d’une Asie imperméable. La notion « d’économie-monde » de Braudel renvoie implicitement à des ensembles homogènes, séparés et animés par leurs propres dynamiques. Depuis la chute du Mur de Berlin, le redécoupage des frontières européennes, l’ouverture au commerce des pays de l’ex-URSS, l’arrivée des pays asiatiques sur les marchés mondiaux, le développement des transports (des supertankers aux avions ou TGV), des échanges d’informations (internet) ont à nouveau insisté sur la nécessaire prise en compte des diverses zones dans le monde et sur leur nécessaire comparaison.
Depuis la création des Annales, les champs d’étude se sont diversifiés et complexifiés : l’étude des vestiges matériels est devenue une science rénovée par l’apport des disciplines scientifiques et l’abondance des informations renouvelle les approches. Les concepts ont été modernisés par des contributions majeures, comme celles de Polanyi (1944) ou de Finley (1973).
Cet axe Économie(s) n’a pas pour objet de structurer ou favoriser une approche spécifique et homogène, mais à favoriser l’émergence de nouveaux lieux de débats, pouvant concerner plusieurs périodes ou zones géographiques dans le but de dégager invariants et évolutions, convergences ou divergences. C’est avant toute chose un lieu d’échanges destiné à faciliter toutes les recherches. À ce titre, économie(s) s’intègrera dans le LabEx TransferS qui correspond parfaitement à ses orientations.
Économie(s) intégre immédiatement trois thèmes qui seront ultérieurement complétés par d’autres :
[1] Pour paraphraser le titre du livre de Jacques Revel (dir.), Jeux d’échelles. La micro-analyse à l’expérience. Paris, Gallimard et Le Seuil, coll. Hautes Études, 1996.
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