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LUTOPIX : Ecole Centrale de Paris


Dernière modification : 1er mars 2017

Travaux sur la reproduction 3D et étude polychromique d’objets patrimoniaux

 « Facsimilé » ou la reproduction réelle et virtuelle de la tablette d’Idalion

Récit de la réplication virtuelle et réelle de la tablette d’Idalion par des élèves-ingénieurs et des chercheurs de l’Ecole Centrale Paris. Agée de 25 siècles l’original est conservé à la Bibliothèque Nationale de France et la réplique physique en « bonne matière » a été offerte au musée archéologique de Dali le 11 novembre 2010. Partenariat entre Ecole Centrale Paris (3 laboratoires + service audiovisuel), Bibliothèque Nationale de France (Cabinet des monnaies, médailles et antiques) , Centre Technique des Industries de la Fonderie, Ecole Supérieure de la Fonderie et des Forges, Société d’Histoire locale -Kypros (Chypre)

http://www.dailymotion.com/lutopix

La tablette Idalion est un bronze antique trouvée en 1850 dans la ville antique d’Idalion à Chypre et réalisée vers 470-480 avant JC. La tablette est couverte sur ses 2 faces d’alphabet Chypriote dont elle en constitue la plus ancienne et la plus riche trace. La tablette est un accord conclu entre le roi d’Idalion Stasikypros et le docteur Onasilos et ses frères. Les médecins s’engageaient à soigner les blessés après le siège de la ville par les perses et les phéniciens en échange de terres autour de la ville.

La tablette Idalion, achetée à Chypre par un collectionneur français Honoré d’Albert, a été cédé en 1862 à la BNF (Bibliothèque Nationale de France). Elle est donc absente des collections du musée Idalion à Chypre. L’objectif du projet était de reproduire le plus fidèlement possible cette pièce historique afin d’en remettre une copie à Chypre.

Les étapes de la reconstruction
La tablette ayant une valeur culturelle et historique très importante, le contact physique pour un contre-moulage n’était pas autorisé. Idalion a donc été numérisée en 3D (50 µm de résolution), reconstruite en 3 D (Catia), et son alliage analysé par le C2RMF (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France) par la méthode PIXE (rayons X). La composition de l’alliage de bronze est 96.5 % de Cuivre, 2.4 % d’étain et 0.8 % de plomb. La teneur en cuivre très élevée est sans doute liée au fait de la très forte disponibilité de cuivre sur l’île méditerranéenne.

Un rendu réaliste a été ensuite réalisé par l’ECP (Ecole Centrale de Paris) avec le logiciel Virtuelium.

Puis une cire a été réalisée en prototypage rapide au CTIF (Centre Technique des Industries de la fonderie) avec une imprimante 3D. Cette cire a ensuite été utilisé pour réaliser le moulage final de la tablette Idalion par le procédé de fonderie cire perdue (CTIF).

 Sur les traces des couleur perdues

Etude de la polychromie de la sculpture médiévale. Numérisation 3D sans contact du gisant de Philippe-Dagobert, jeune frère de Saint-Louis. Mesures spectrophotométriques, prélèvements et analyses chimiques, observation UV et visible, reconstitution de palettes de couleurs sur pierre, réplication par prototypage rapide en résine stéréophotolithographique et plâtre. Essais de dorure et de mise en couleurs virtuelles par algorithmes de radiosité et de photon-mapping grâce à Virtuelium. Traduction en espagnol par des élèves de l’ECP.

http://www.dailymotion.com/video/xr911j_sur-les-traces-des-couleur-perdues_tech