La chronologie des âges du Fer en France dans les années 1850-1914

T. Lejars


Dernière modification : 18 septembre 2016

Ces dernières années, la recherche s’est surtout focalisée sur l’histoire de la discipline et des idées, tout en ménageant une large place à la dimension politique et idéologique de la pratique archéologique. L’intérêt porté à la constitution du savoir archéologique s’est progressivement ouvert aux institutions et à l’histoire des acteurs ou des recherches de terrain. Cebref exposé, qui intéresse les chercheurs et les matériaux (ces débris de vases, d’armes et de parures exposés dans les musées publics et privés), a pour objectif de présenter quelques uns des faits marquants qui ont conduit à définir toujours plus précisément, mais non sans hésitation, le cadre chronologique des âges du Fer en France depuis les années 1850 jusqu’à la publication du Manuel d’archéologie celtique de J. Déchelette en 1914.

  Le cadre institutionnel

1834 - Le Comité des Travaux Historiques (et Scientifiques) publie les Documents inédits de l’Histoire de France. Il édite en 1853 des Instructions sur l’archéologie, avec l’ambition de dresser une Carte archéologique de la France et d’établir une Statistique générale des monuments.

1858 - Commission de topographie des Gaules est
créée, avec pour mission d’étudier la géographie, l’histoire et l’archéologie nationale jusqu’à l’avènement de Charlemagne. (Napoléon III, son instigateur, repousse les origines de la France au-delà de la royauté franque). La Commissions attribue des financements pour les fouilles et explorations : Alésia (1861), Camp de Châlons, Gergovie, Bibracte et étranger.

1862 – est créé le Musée des Antiquité nationales (décret
du 8 mars 1862 avec pour siège le château de Saint-Germain-en-Laye). Il ouvre au public le 12 mai 1867. Le musée est conçu sur le modèle du Musée central romano-germanique de Mayence, fondé en 1852 par L. Lindenschmit. Les deux musées entretiendront des rapports constants jusqu’à la guerre de 1870. En 1866, A. Bertrand prend la direction du musée (devient conservateur du musée en 1867). Il adopte le classement chronologique et conçoit le musée non seulement comme un lieu d’exposition et d’accueil du public, mais aussi comme un centre d’étude et de recherches : ateliers de moulage, de restauration et de
photographie (Abel Maître). G. de Mortillet rejoint le musée de Saint-Germain-en-Laye en 1868 où il est chargé de classer et présenter la salle consacrée au paléolithique. S. Reinach (1858-1932) est nommé assistant
au Musée des antiquités nationales en 1887 (conservateur
adjoint de 1893 à 1902, puis directeur, de 1902 à sa mort). Il aménage les
salles du musée, multiplie les catalogues et les inventaires, et compile des
répertoires sur les statues grecques et romaines, les peintures du Moyen Âge et de la Renaissance, et les vases grecs et étrusques. Il crée en 1902 le cours d’histoire générale de l’art à l’École du Louvre.

1868 – est fondée L’EPHE avec « pour but de placer à côté de l’enseignement théorique, les exemples qui peuvent le fortifier et l’étendre ». Elle comprend quatre section, la quatrième abritant les « sciences historiques et philologiques ». Former des savants dans des disciplines qui ne sont pas enseignées à l’Université.

  Parmi les revues

La Revue Archéologique est fondée en 1844 (très conservatrice, longtemps réfractaire à l’archéologie préhistorique naissante en général). A. Bertrand, ancien membre de l’EFA, en pend la direction à partir de 1859. Il en devient l’âme et en fait une des meilleures revues d’Europe. Il est le premier des archéologues formés aux disciplines classiques à s’intéresser à la préhistoire et à reconnaître sa validité scientifique. La Revue Archéologique va se faire l’écho des découvertes et des travaux qui se multiplient en France et à l’étranger.

G. de Mortillet de retour en France en 1864 crée la revue les Matériaux pour l’histoire positive et philosophique de l’homme. Cette revue devait affranchir le préhistorien des tutelles disciplinaires extérieures. Elle s’adresse à un public large, offre des bibliographies
et de nombreux résumés qui centralisent des informations alors disséminées dans les organes les plus divers. Diffusée dans la plupart des pays européens, la revue connaîtra un succès rapide. Emile Cartailhac prend le relais en 1868. Les Matériaux sont couplé à un bureau d’échanges et de ventes de publications, mais aussi d’objets archéologiques (originaux et moulages).

 Les congrès

1861 – fondation des Congrès nationaux des sociétés savantes

1865 - G. de Mortillet crée les Congrès internationaux d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques

 Trier, ranger et présenter les objets archéologiques

– 1 – L’émergence d’un âge du Fer européen :

La chronologie naît de la nécessité de présenter de manière cohérente les collections de musées. C’est dans cet esprit que Chr. J. Thomsen (1788-1865), le conservateur du Musée archéologique danois, conçoit en 1823 le système des “3 âges”, pierre, bronze et fer (publié en 1837. En 1859, J. Worsae scinde à son tour l’âge de la pierre en deux périodes.

L. Lindenschmit, le directeur du musée de Mayence, publie en 1858 „Alterthümer unserer heidnischen Vorzeit“. Les objets du second âge du Fer, comme le célèbre poignard de Weiskirchen, sont très souvent qualifiés de romains.

C’est l’époque où les armes en fer sont attribuées aux Romains et aux barbares de l’époque des invasions. L’épée gauloise est en bronze. G. de Bonstetten (1860) date du temps des invasions barbares les armes en fer mises au jour une décennie plus tôt à La Tiefenau (1849) près de Berne en Suisse. Le suisse A. Jahn
réfute dès 1854 l’idée très largement répandue qui veut que la prédominance du fer soit le signe d’une époque tardive ; il fonde son interprétation sur l’examen des monnaies de La Tiefenau où l’on reconnaît diverses variétés d’oboles massaliotes et la parure en verre ; ces monnaies caractérisent selon lui une phase gauloise relativement ancienne ; il se réfère pour les épées aux témoignages des auteurs antiques et mets en relation les lames pliées trouvées à La Tiefenau avec le récit de Polybe concernant la faiblesse du fer celtique. Pour A. Jahn, « le champ de bataille » de La Tiefenau date de l’époque gauloise et même d’une phase assez ancienne. En France, il faut mentionner les travaux de l’abbé Cochet qui, en 1857, attribue aux Gaulois certaines sépultures à armes en fer de Normandie. Il faut toutefois attendre le
début des années 1860 pour assister à une contestation radicale de la partition bronze/gaulois et fer/romain.

L’anglais A.W. Franks, est un des premiers à remettre en cause cette manière de voir. Dans les Horae Ferales, ouvrage posthume de J.M. Kemble paru en 1863, il insiste sur le fait que les épées celtiques (gauloises) étaient en fer et non pas en bronze comme l’indiquent les récits des auteurs antiques, et les associations avec des monnaies gauloises. Il conteste enfin les avis autorisés de personnalités du monde antiquaire comme L. Lindenschmit ou G. de Bonstetten et remonte leur datation à une période qu’il situe vers 200 avant J.-C. Le frein à une datation haute était lié au préjugé que ces territoires peuplés de barbares n’avaient pu produire des objets de si belle facture.

– 2 - Hallstatt – La Tène :

La partition Hallstatt – La Tène attribuée à H. Hildebrand, comme on peut le lire dans la plupart des Manuels, ne fait qu’entériner une césure déjà en germe depuis une dizaine d’années. Son étude publiée dans les actes du Congrès international d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques de Stockholm en 1876, n’a pas été lue lors du colloque de 1874. C’est le mérite d’Ed. Desor qui le premier, dès 1865,
établit une différence chronologique pour la Suisse occidentale.

Ed. Desor distingue pour l’âge du Fer, trois phases : une première, très ancienne, antérieure à notre ère et peut-être à la fondation de Rome (époque des tombes sous tumulus et de la nécropole de Hallstatt) ; une seconde remontant à peu près au commencement de notre ère, c’est l’époque gauloise ou helvétienne à laquelle appartient la station de La Tène (il fait le lien entre l’ornementation des fourreaux et l’image des monnaies gauloises dont on venait tout juste de trouver les premiers exemplaires à La Tène, et les armes d’Alésia et de La Tène sont perçues comme contemporaines de la guerre de Gaules) ; une troisième qualifiée d’helvéto-burgonde, c’est l’époque des cimetières francs ou mérovingienne.

G. De Mortillet, relaie les conclusions d’Ed. Desor qu’il partage. Il venait lui-même de publier un article en 1866 où la division de l’âge du Fer en deux périodes est déjà clairement marquée et où le début du second âge du Fer est assigné au Ve siècle : première époque du Fer caractérisée par les tumulus de Bourgogne et Franche-Comté ; seconde période ou « époque des monnaies » avec Alésia, La Tiefenau et La Tène. Il précise que « l’introduction des monnaies en Gaule a été accompagnée de profondes modifications dans les habitudes et par suite dans la forme et l’aspect des objets usuels » en particulier les nouveaux types d’épées. « Cette épée est à ce qu’il paraît, celle que les Gaulois portaient déjà du temps de Camille, 450 ans avant Jésus-Christ. ». Pour G. de Mortillet, ce ne sont pas tant les données
archéologiques que le raisonnement historique qui est déterminant pour la datation absolue.

La typologie est alors à peu près inexistante et la communauté scientifique n’est pas encore prête à accepter les thèses des deux hommes. L’âge du Fer est perçu comme une période sans véritable profondeur temporelle.

Ed. von Sacken, l’auteur de la première monographie consacrée à la nécropole de Hallstatt (1868) établit des parallèles stylistiques avec l’art et l’artisanat étrusque et propose de dater les tombes de Hallstatt aux alentours du IVe s. av. J.-C., ce qui permet à Ed. Desor de fixer son premier âge du Fer, 2 ou 3 siècles avant notre ère (1868).

1875 - G. de Mortillet distingue le premier âge du Fer
(ou période des tumulus ou hallstattienne) du second, « période gauloise ou marnienne ». Cette classification parfaitement acceptée en France sera utilisée jusqu’à la fin du siècle. Vingt ans plus tard, il introduit une nouvelle coupure et distingue entre le Marnien
et le Lugdunien (première époque gallo-romaine), une nouvelle phase, le Beuvraysien (fréquence de l’incinération, application du tour à la fabrication de la poterie, et surtout apparition de la monnaie, de 150 avant environ jusqu’à l’ère chrétienne).

–3 – De Tischler à Déchelette :

O. Tischler (1843-1891), le conservateur du musée de Königsberg, publie en 1885 un court mémoire (5 pages et une planche) qui eut un grand retentissement. Il divise le second âge du Fer, ou période de La Tène, en
trois phases, qu’il appelle : Früh La Tène, Mittel La Tène, Spät La Tène. « La plus ancienne période de La Tène se trouve dans les grands cimetières de la Champagne, se montre dans les riches tumulus du pays du Rhin-Saar, traverse la Suisse, l’Allemagne du sud,
la Bohême jusqu’en Hongrie ». La Tène moyenne est surtout représentée à la station même de La Tène ; quant à La Tène récente, on en trouve les types à Bibracte, à Alésia. Il ne prend en compte que deux objets : la fibule et l’épée, ses deux principaux fossiles directeurs. Simple, peu compliquée, il suffisait de trouver une épée ou une fibule pour dater ! Sa classification fut admise avec enthousiasme en Allemagne, en Scandinavie et en Suisse.

O. Montelius (1843-1921) archéologue suédois, part du système des “3 âges” de Thomsen et Worsae et divise le néolithique en Scandinavie en 4 périodes et l’âge du Bronze nordique en 6. En partant de la chronologie égyptienne, il jette les bases du cross-dating par la typologie et les associations de trouvailles pour appliquer les dates absolues aux objets et sites archéologiques européens. Pour le Hallstatt, il distingue 3 périodes : épées de bronze ; épées en fer ; glaives courts. En 1900, il ne retient plus que les deux dernières pour le Hallstatt. La méthode typologique assure la chronologie relative des objets (reflet d’un état industriel et culturel à une période donnée), et la comparaison avec des séries semblables dans d’autres régions, où elles sont datées avec certitude, permet de déterminer leur chronologie absolue.

Au XIXe siècle, la préhistoire en France souffre du développement anarchique des recherches, et c’est l’archéologie préhistorique méditerranéenne qui d’une certaine manière viendra à la rescousse de la préhistoire métropolitaine, en mettant l’accent sur la méthode de fouille (reconstitution des civilisations par la stratigraphie qui permet la mise en relation des objets et l’application du cross-dating ou double datation). Selon S. Reinach, « dans une fouille bien conduite, ce qui importe plus que les objets à découvrir, ce sont les informations que l’étude des couches ou celle des objets découverts par groupe peuvent fournir pour leur classement chronologique » (1911). C’est dans
cet esprit qu’il traduit en français l’ouvrage d’O. Montelius, Les temps préhistoriques en Suède et dans les autres pays scandinaves
(paru en 1873, traduit en 1895).

La découverte de Hallstatt et de La Tène, ainsi que celle de la
préhistoire en Italie, révèlent la cohésion de l’Europe aux époques pré- et
protohistoriques. On prend alors conscience que les Gaulois sont des Celtes, et participent d’une civilisation qui s’est étendue sur une grande partie de
l’Europe. A.Bertrand et S. Reinach, poursuivent leur enquête au-delà des frontières de la Gaule, pour leur ouvrage Les Celtes dans les vallées du Pô et du Danube (1894).

La classification de Tischler fut définitivement acceptée en France en 1900 lors du Congrès de Paris. O. Montelius y fit, sur la Chronologie préhistorique en France et en d’autres pays celtiques, une communication, dans laquelle il décrivait deux périodes de Hallstatt et adoptait la tripartition de La Tène. J. Déchelette, dans une note sur l’Oppidum de Bibracte, accepte aussi la classification de Tischler et S. Reinach qui depuis plusieurs années recommandait cette façon de scinder l’âge du Fer fait remplacer les expressions « La Tène ancienne », « La Tène moyenne » et « La Tène récente » par « La Tène I », « La Tène II » et « La Tène III ». Enfin, le dernier volume du Manuel d’Archéologie de J. Déchelette intitulé : Second âge du Fer ou Epoque de La Tène, consacre le label La Tène.

J. Déchelette dans son Manuel ne discute
qu’en quelques lignes la classification de G. de Mortillet. Le Dr. Gueillot
dans un article publié dans BSPF en 1915 déplore enfin l’abandon de la
terminologie française et du concept de « Marnien ». Une raison de cet abandon est que cette « civilisation
champenoise » n’avait jamais été décrite en détails, et qu’aucun travail
d’ensemble, ni aucune synthèse n’avait attirée l’attention du monde savant.

P. Reinecke propose une nouvelle sub-division du Hallstatt (1900) et de La Tène (1902). Il divise le Hallstatt en quatre périodes : A – âge du Bronze = V et VI de Montelius = âge du Bronze IV de Déchelette, B – épées de bronze hallstattiennes, C – Grandes épées de fer hallstattiennes, et D – Epées courtes et poignards à antennes. Il scinde également La Tène en quatre périodes (A à D). Les trois dernières correspondent à celles de Tischler. Dans la première, il groupe une série de stations, les unes classées jusqu’ici au Hallstatt II, les autres, en plus grand nombre, à La Tène I. Cette phase initiale (Ve s.) comprend notamment les trouvailles de Weiskirchen, Durkheim, Rodenbach, La Gorge-Meillet, Somme-Bionne, Berru… (avec comme caractéristiques les fibules à masque ou à tête d’oiseau). A la période suivante, appartiennent les trouvailles de Waldalgesheim, Montefortino et Canosa. Reinecke insiste sur la difficulté qu’implique une application trop systématique de la classification de Tischler, (notamment pour les fibules). Pour dater correctement les trouvailles, il faut avant
tout tenir compte des indications chronologiques de l’ensemble des objets associés.
Il place le début du second âge du Fer non pas vers 400 mais vers 500 av. J.-C. et précise que les produits de l’art celtique diffèrent à certains égards de
ceux du IVe s.

J. Déchelette souligne (1914) que le départ entre les deux phases initiales fait problème quand les importations et les objets ornés indigènes font défaut. C’est pourquoi, précise-t-il, qu’il s’en tient au système de Tischler, adapté (en Suisse, D. Viollier, à la suite de J. Wiedmer-Stern va jusqu’à diviser La Tène I en trois phases : la première répondant à La Tène A de Reinecke). Déchelette s’appuie sur le fait que chaque période possède une série relativement considérable d’objets caractéristiques (il liste ceux qui sont les plus déterminants pour la chronologie et les donne pour acquis). Les
datations absolues sont établies à partir des importations associées. Il
postule également à une antériorité parfois importante des importations par
rapport à la date du dépôt. « La chronologie de l’époque de La Tène repose donc actuellement sur des fondements solides. Ici encore, du moins dans la Celtique primitive, les phases se succèdent naturellement et sans solution de continuité. ». Il suppose en revanche une perduration des cultures hallstattiennes dans les régions périphériques. Le système qu’il met en place est amené à durer et ne sera pas remis en cause côté français avant le courant des années 60.

 Perception de la préhistoire récente et de la chronologie entre 1850 et 1914.

Ouvrages généraux :

  • E. Gran-Aymerich, Naissance de l’archéologie moderne (1798-1945), Cnrs
    éditions, Paris 1998.
  • B. Gräslund, The Birth of Prehistoric Chronology. Dating Methods and Dating Systems in Nineteenth-century Scandinavian Archaeology, New Studies in Archaeology, Cambridge University Press, Cambridge 1987.
  • J. Collis, The Celts. Origins, Myths and Inventions, Tempus 2003.
  • M.-A. Kaeser, L’univers du préhistorien. Science, foi et politique dans
    l’œuvre et la vie d’Edouard Desor (1811-1882), L’Harmattan, Paris 2004.
  • N. Richard, Inventer la préhistoire. Les débuts de l’archéologie
    préhistorique en France, Vuibert – Adapt-Snes éditions, Paris 2008.

Les sources :

  • L. Lindenschmit, Alterthümer unserer heidnischen Vorzeit, von Zabern,
  • Mayence,1858.
  • J. Kemble, Horae Ferales or Studies in the archaeology of the northern nation, R.G. Lathan et A.W. Franks (éds.), Londres 1863.
  • Ed. Desor, Les palafittes ou constructions lacustres du lac de Neuchâtel, C.
  • Reinwald, Paris, 1865.
  • G. de Mortillet, Les Gaulois de Marzabotto dans l’Apennin, Revue archéologique, 1870-1871, p. 288-290.
  • O. Montelius, Les temps préhistoriques en Suède et dans les autres pays scandinaves (paru en 1873, traduit par S. Reinach), Leroux, Paris 1895.
  • O. Tischler, Über Gliederung der La-Tène Periode und über der Dekorierung
  • der Eisenwaffen in dieser Zeit, Correspondenz-Blatt der Deutschen Gesellschaft für Anthropologie, Ethnologie und Urgeschichte, 14-1885, p. 157-161, 172 (ill.).
  • A. Bertrand et S. Reinach, Les Celtes dans les vallées du Pô et du
  • Danube, Leroux, Paris 1894.
  • O. Montelius, La civilisation primitive en Italie depuis
  • l’introduction des métaux, Stockholm 1895-1910.
  • P. Reinecke, Zur Kenntniss der La TèneDenkmaler der Zone nordwärts der Alpen (Mainzer Festschrift des römisch-germanischen Centralmuseum zu Mainz, Mainz, 1902.
  • O. Montelius, Die Typologische Methode : Die älteren Kulturperioden im Orient und in Europa. Asher, Stockholm 1903.
  • J. Déchelette, Manuel d’archéologie préhistorique et celtique. 3 – Premier âge du Fer, époque de Hallstatt, Picard, Paris 1927 (première éd. 1913).
  • J. Déchelette, Manuel d’archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. II – Archéologie celtique ou protohistorique, Partie III – Second âge du Fer ou époque de La Tène, Picard, Paris 1914.