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Relevés archéologiques 3D en protohistoire celtique


Dernière modification : 8 septembre 2017

 Relevés 3d de structures archéologiques irrégulières

Fouilles de Bourges, Portsec

Ici l’outil 3D est utilisé pour rendre compte de structures irrégulières. C’est essentiellement un instrument de relevé, qui apporte un gain de temps et une précision inégalée sur le terrain.
 
 

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Ensemble de fosses artisanales, Bourges

 

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  • Il est difficile au moment de la fouille de savoir quels détails sont importants dans l’architecture ou l’aménagement de la fosse, quels détails sont inutiles ou sont dus à des animaux fouisseurs.
  • L’enregistrement en 3D permet alors de conserver l’ensemble de géométrie de la structure pour pouvoir y revenir ultérieurement, quand d’autres découvertes donneront éventuellement des arguments pour une nouvelle interprétation.
  • La 3D est aussi utile pour représenter les fosses, toutes les projections à plat ou en coupe restant difficiles à lire pour ceux qui n’ont pas vu la structure.

 
 
 

Fosse avec poteaux d’angle
Fosse avec poteaux d’angle
Fosse avec poteaux d’angle
Fosse avec poteaux d’angle

 
 

  • Les photographies peuvent ensuite être utiliser comme texture sur limage scannée

 
 

 Reproduction des monnaies en 3D

Coin de synthèse à partir de plusieurs monnaies
Coin de synthèse à partir de plusieurs monnaies

Une expérience pilote, dans le cadre d’une collaboration avec le Centre archéologique européen de Bibracte et le laboratoire CNRS le2i du Creusot, Université de Bourgogne a démontré la faisabilité d’une numérisation en 3D de l’ensemble des collections avec une précision de 100 microns.
La création de fichiers numériques des modèles permettra la mise à disposition des chercheurs d’une reproduction virtuelle de toutes les pièces, la possibilité de réaliser des reproductions extrêmement fidèles qui sont appelées à remplacer les moulages. L’introduction dans les fichiers d’une contremarque à préciser évitera tout utilisation frauduleuse de ces fichiers pour la réalisation de faux.

L’équipe projet du laboratoire Le2i est constituée de : Olivier MOREL (MCF - Acquisition 3D), Yohan FOUGEROLLE (MCF - Traitements 3D), Jérôme OLIVIER (Ingénieur d’études - Numérisation & Développement Informatique) et Ralph SEULIN (Ingénieur de Recherche - Coordinateur). Le laboratoire Le2i a mis à disposition du projet ses équipements de numérisation et de traitement de données 3D. Katherine GRUEL, AOrOc, a classé les monnaies par coins dans le cadre de l’étude du trésor de Liffré dont elle a la charge. Dominique Lacoste suit le projet pour Bibracte.

 Reconnaissance automatique des coins monétaires

A partir de monnaies de même coin, il s’agit de réaliser un modèle synthétique du coin d’origine. En effet, les techniques de fabrication utilisées par les gaulois font qu’aucune monnaie ne présente toute l’image monétaire car les coins sont toujours plus grands que les flans qu’ils servent à empreindre. Ceci fournira pour la première fois une matière renouvelée pour les études iconographiques. Or l’iconographique monétaire celtique est extrêmement riche et mal connue.

Aucune méthode de reconnaissance automatique des coins n’a jusqu’à présent pu être validée. En effet, il n’existe pas 2 pièces identiques et les moyens jusqu’à présent mis en œuvre restaient plus sensibles aux variations et aux déformations plastiques du support qu’à l’identité de l’image monétaire. Les différences de relief, dues à une usure différenciée, à un angle de frappe différent, à la plus ou moins grande concavité du support entraînent des déformations.

Original de monnaie riedones
Original de monnaie riedones
Synthèse 3D à partir de plusieurs monnaies
Synthèse 3D à partir de plusieurs monnaies

Pour parvenir à une reconnaissance des coins monétaires, il faut donc développer des outils basés sur l’analyse tridimensionnelle des modèles partiels obtenus sur les monnaies numérisées.
 
 

Les opérations à mener sont rendues possibles par l’approche tridimensionnelle. L’analyse sera plus poussée grâce à la richesse de l’information contenue dans la géométrie de l’objet qui contribuera à des associations précises d’informations partielles jusqu’ici impossibles avec une approche d’imagerie classique.

Une étude en vrai grandeur pourra être réalisée à partir du trésor de Liffré (1100 monnaies riedones du musée de Bretagne à Rennes) dans lequel plus de dix monnaies par coin ont été identifiées par des procédés manuels.
La mise en oeuvre des opérations proposées se fera selon trois étapes majeures :

  • 1. Numérisation du corpus
    ● Définition d’un protocole de numérisation optimal pour une collection de monnaies.
    ● Post-traitement des données brutes issues de la numérisation pour la production de modèles numériques 3D / Ajout de l’information d’aspect par plaquage de texture / Intégration à la base de données.
  • 2. Restitution des modèles de coins chaque fois que possible
  • 3. Reconnaissance des coins monétaires à partir du trésor de Liffré qui présente de nombreuses liaisons de coins : Peut-on aboutir à une reconnaissance automatique des monnaies frappées avec un même coin ?