Une Odyssée gauloise

Parures de femmes à l’origine des premiers échanges entre la Grèce et la Gaule


Dernière modification : 18 septembre 2016

Site archéologique Lattara – Musée Henri Prades

 

Exposition du 27 avril 2013 au 12 janvier 2014

Parures de femmes à l’origine des premiers échanges entre la Grèce et la Gaule

 

 

Parure de femmes
Parure de femmes

Avant que les Grecs ne s’installent dans le sud de la Gaule, à partir de la fondation de Marseille par les Phocéens en 600 avant J.-C., le nord-ouest de la Méditerranée était pour eux un terrain d’aventure et d’exploration. Ils y cherchaient des produits rares, comme l’étain, le cuivre, mais aussi l’ambre, qu’ils pensaient créée par les derniers rayons du soleil solidifiés dans l’Océan. Ils croyaient aussi y trouver les peuples des confins septentrionaux du monde, comme les bienheureux Hyperboréens, et la descendance du Soleil – les Héliades qui, disait-on, pleuraient leur frère Phaéton sur les rives d’un fleuve mythique de ces contrées, l’Eridanos.
Cette géographie mythique des confins du monde vers le Couchant d’été a laissé quelques traces dans la littérature grecque archaïque. Elle peut aussi être reconstituée grâce à l’étude d’une série très particulière de vestiges archéologiques distribués largement entre le Centre de la France, le Languedoc, la Sicile, la Grèce et les rives de la Mer Noire. Ces ensembles exceptionnels nous donnent des indications sur les parcours maritimes suivis par les pionniers, mais aussi sur le contexte économique et les conceptions religieuses et mythiques dans lesquelles ces explorations prenaient place.
Du Languedoc à la Sicile, l’exposition suit le parcours fabuleux de ces objets, la plupart du temps des parures féminines en bronze. Le dispositif de l’exposition, avec plus de 400 objets, permet de retracer ces parcours complexes d’un bout à l’autre du monde connu des Grecs, du cœur de l’Europe celtique jusqu’au Caucase. Les vestiges qui nous permettent de reconstituer cette histoire oubliée d’explorations lointaines sont tour à tour spectaculaires et fragmentaires : ce sont parfois de petits morceaux de bijoux ou de vases en bronze trouvés dans les dépôts du Languedoc, de la Sicile et de la Grèce, difficiles à identifier. Le visiteur comprendra comment procèdent les archéologues pour faire parler ces vestiges parfois insignifiants au premier regard en les confrontant à des objets entiers pour les identifier.
Le dispositif scénographique laisse une grande place à des reconstitutions de scènes de vie traitées à la manière de bande-dessinées, ainsi qu’à une technologie nouvelle de frises animées totalement inédites afin que petits et grands puisse entrer dans ce récit qui allie archéologie, mythologie et histoire. Un catalogue de 400 pages a été édité et, en parallèle avec l’exposition, un programme d’activités en lien avec ses thématiques et ses grandes problématiques a été mis en place : conférences, animations culturelles, ateliers pédagogiques, projections, etc.

 


Prêteurs :
Le Louvre, Le Musée d’archéologie nationale, La Société archéologique de Montpellier, Service régional d’archéologie du Languedoc-Roussillon. Les Musées de Poitiers, de Vesoul, de Lons-le-Saunier, de Lodève, de Clermont-Ferrand, du Puy-en-velay, de Genève, de Gela, de Syracuse, d’Agrigente, etc.
L’exposition est coproduite avec Bibracte Etablissement Public de Coopération Culturelle qui la présentera en 2014.

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