Compte rendus


Dernière modification : 12 mars 2019

Focus sur les Journées Nationales de la Science Ouverte 2018

http://eye.sbc30.net/m2?r=uDViYmM5YTZhMTFjZTYyNTAzZjgyOWRlZMQQ0M80edDK_9CKSSjQn_zQtGgC0MZxVsQD0LXrLbFzYW1wbGVAc2FtcGxlLmNvbawrMzM2MTIzNDU2NziQ

 

 

- Nicolas Alarcon (contributeur de Doc.) fait une synthèse sur son blog du rapport publié par La Commission européenne sur le futur de l’édition et de la communication scientifique : « Future of Scholarly Publishing and Scholarly Communication. Report of the Expert Group to the European Commission« . Le groupe d’experts à l’origine de ce rapport est présidé par Jean-Claude Guédon, professeur à l’Université de Montréal et ardent défenseur de la science ouverte.

Reprenant les travaux de Henry Oldenburg et Robert Boyle, le rapport présente les quatre fonctions-clés de la communication scientifique : enregistrement (horodater les découvertes et déterminer le ou les chercheurs à leur origine), certification (évaluation par les pairs, qui établit la validité scientifiques de la recherche), dissémination (pour rendre les travaux visibles et accessibles), conservation (accessible oui, mais à long terme, c’est mieux).

Si ces quatre fonctions restent d’actualité, l’évaluation de la recherche émerge comme une cinquième fonction tant l’ensemble des acteurs cherche des moyens d’étayer les jugements sur la qualité des résultats.

Le rapport met par ailleur en avant 10 principes pour bâtir le futur de la communication scientifique :

  • Optimiser l’accès
  • Optimiser l’usage
  • Soutenir un éventail de plus en plus large de contributions
  • Une infrastructure ouverte et distribuée
  • Équité, diversité et inclusion
  • Construire des communautés
  • Promouvoir une recherche de haute qualité et intègre
  • Faciliter l’évaluation
  • Promouvoir la flexibilité et l’innovation
  • Le rapport coût-efficacité

- Antonio Mendes da Silva, InVisu, « L’utilisation des outils collaboratifs dans le cadre d’un laboratoire du CNRS : de la veille à l’intégration dans des programmes de recherche »
InVisu unité de service et de recherche - composante veille et expérimentation outils digital humanity. 2 exemples d’expérimentation d’outils dits collaboratifs et appartenant à la sphère des réseaux sociaux.
Usages des sources bibliographiques avec Zotero et Mendeley–dans le cadre d’un programme européen COST. Il s’agit d’assurer l’interopérabilité et la pérennité des données produites par les groupes de recherche au sein du projet COST.
Mendeley est un logiciel gestion bibliographique avec groupes de partage privés ou publiques = Mendeley gestion bibliographique couplé à un réseau social
Mendeley = manipuler sa base de données biblio. depuis n’importe où (synchronisation) et manipuler des documents pdf numérisés au sein de l’application...on peut partager, commenter, etc.
La taille de ces groupes est limitée à 10 personnes ce qui limite beaucoup l’utilisation - si on veut rester dans le gratuit...
Un outil collaboratif ne donne pas une pratique collaborative !!! Les chercheurs avaient des pratiques très individuelles même si ils ont un programme de recherche commun...
Utilisation de Flickr come outil collaboratif - partage de photos avec une partie réseau social. Compte Flickr pro pour les besoins du programme (30 euros par an sans limitation d’espace). Utilisation détourné de Flickr pour en fait échanger des photos.
Mise à disposition d’une grille de métadonnées descriptives et d’un guide pour les partenaires. Mais malgré cela difficultés de prise en main de l’outil car il manque quelqu’un pour animer...le guide rédigé n’était pas tout à fait suffisant
Autour de l’utilisation des outils collaboratifs dans les projets d’InVisu conclusion
Beaucoup d’outils collaboratifs mais appropriation de l’outil pour devenir une pratique est encore très difficile à mettre en place. Si les utilisateurs y trouvent un intérêt égoïste alors la pratique collaborative marche...
Il manque un animateur de communauté. Les personnes ont des difficultés à s’approprier des outils qui sortent de leurs pratiques quotidiennes, ils ont besoin d’un référent pour les accompagner.
Sont partis du principe que la technologie est la même partout mais en fait parfois difficulté d’accès à internet. Pour des expériences de partage d’image il faut aussi prendre en compte que tout le monde n’a pas les mêmes pratiques : notamment pour les images tout le monde ne sait pas les préparer de la bonne façon.

 Internet et droit de l’IST : quelles conséquences pour la production , la gestion et la diffusion de l’information

Le réseau documentaire régional GO !DOC (CNRS), a organisé le mardi 15 novembre 2011 une journée d’étude, consacrée à « ‘Internet et droit de l’IST : quelles conséquences pour la production, la gestion et la diffusion de l’information ».
En savoir plus

Le colloque s’est ouvert sur le constat que le droit est étroitement lié au Web, qui génère une quantité d’informations, et implique des pratiques professionnelles spécifiques liées à la nouveauté, d’une part des technologies, d’autre part des modèles économiques des publications scientifiques.

Cette journée s’est articulée autour des six interventions suivantes :

1) Le contexte législatif et panorama des questions soulevées par la généralisation d’Internet.
Philippe Gauvin (Directeur de la Division des Affaires juridiques du Centre National de la Documentation Pédagogique) a introduit plusieurs notions juridiques :
« Code de la Propriété Intellectuelle ; droit d’auteur et de ses ayants droits, subdivisés en droits moraux et droits patrimoniaux ; œuvres protégées ; droit artistique ; Loi de la Propriété intellectuelle et de la diffusion culturelle ».
Cet intervenant a souligné la différence d’usage – social et professionnel – qui doit être fait du droit de l’information.
En réponse aux questions du public, il a abordé les problématiques de publication numérique des cours magistraux , de cession de licence et de droit de préférence.

2) La mise en ligne des publications scientifiques.
Emilie Masson (Responsable juridique à l’INIST) a débattu sur les contrats auteurs-éditeurs, le droit d’auteur dans le contexte de la publication numérique et analogique ainsi que la licence libre.
Des questions ont été posées à cette intervenante sur le droit de l’information contenu dans HAL, sur un Intranet ou dans une thèse.

3) Les licences ouvertes.
Danièle Bourcier (Directrice de recherche au CNRS-CERSA) a présenté les licences ouvertes ou de libre diffusion, en énonçant la mission, les contenus, les services et les objectifs des Creative Commons http://creativecommons.fr. C’est une plate-forme numérique qui offre six types de licences s’appliquant à une œuvre de l’esprit. Son auteur concède à l’utilisateur certains des droits que lui offre le droit d’auteur concernant l’utilisation, la modification, la rediffusion et la réutilisation de l’œuvre dans des œuvres dérivées.
Après avoir échangé avec l’assistance, l’intervenante a rappelé l’importance de la prévention du droit de l’information sur le web (rédaction de guidelines) et de sa protection (attaques de hackers) ainsi que le rôle de l’éthique (exemple récent de la généalogie génétique).

4) Droit de l’image et droit à l’image.
Isabelle Longin (de la Direction des Affaires Juridiques du CNRS http://www.dgdr.cnrs.fr/daj/Default.htm) a mis en garde l’assistance sur les risques juridiques liés à la communication d’une image selon le principe du consentement de la personne.et ses exceptions. L’intervenante a énoncé le droit à l’information.et le respect de la loi Informatique et Libertés.

5) Diffusion d’information sur un site web.
Anne-Laure Sterin (juriste en droit des affaires, chargée de cours en recherche documentaire à Paris I et formatrice à l’ADBS) a relié cette thématique à différentes pratiques documentaires telles que la citation, le résumé, la revue de presse, la gestion des les liens hypertexte et des flux RSS , l’exception pédagogique ou de recherche et la diffusion des données personnelles.
Elle a rappelé les responsabilités du Correspondant Informatique et Liberté du CNRS et du Directeur de la publication d’un site internet.

6) Le droit dans les bibliothèques et centres de documentation.
Franck Hurinville (Chargé de Mission à la Bibliothèque numérique francophone de la BNF) a traité du domaine public à travers trois exemples :

  • la bibliothèque numérique et ses enjeux scientifiques, culturels et documentaires ;
  • le prêt ;
  • les œuvres orphelines.

Patrick Zaborski (Réseau Qualité en recherche de la Mission Ressources et Compétences technologiques du CNRS http://www.mrct.cnrs.fr/index.htm) conclut cette journée en donnant des pistes de réflexion et de travail sur l’information (quantité, ré-utilisation, validation, altérité, normes) et le droit à sa diffusion sur Internet.
Il remercie Go !Doc, réseau professionnel de l’information scientifique et technique en Ile-de-France : qui permet aux bibliothécaires et documentalistes de réfléchir sur l’évolution de leur métier, de se former, partager de nouvelles connaissances et compétences.
Cette journée d’étude a confirmé l’utilité de partenariats (juristes, auteurs) et la mission de valorisation du patrimoine, tant scientifique que documentaire pour les professionnels de l’information et de la documentation.

En annexe, liste de quelques définitions importantes telles que :
Copyleft ; copyright ; Creative Commons ; Digital rights management (DRM) ; droit d’auteur ; droit de prêt ; droits moraux ; droits patrimoniaux ; droits voisins ; exceptions au droit d’auteur ; Loi DADVSI ; loi HADOPI ; propriété intellectuelle ; Société de gestion de droits d’auteur.