Imaginaire du jardin


Dernière modification : 18 septembre 2016

Au sein de l’UMR, s’est constitué un groupe de réflexion autour du thème du jardin, du paradeisos et de leurs représentations (peinture, mosaïque, stuc, reliefs, textes, etc.) (N. Blanc, H. Eristov, F. Gury, A-A. Malek).

 Introduction

Les jardins romains sont parvenus jusqu’à nous sous forme de représentations imagées ou littéraires.
Leur végétation a laissé des traces peu évocatrices (graines, pollens, racines ou empreintes de racine). Leurs différents ouvrages de bois ou d’osier ont disparu (clôtures, pergolas, espaliers, kiosques, tonnelles, cages, enclos, volières). Seul le mobilier de pierre, de bronze ou de terre cuite (fontaines, vasques, statues, autels, oscilla, reliefs, masques, cadrans solaires) et les éléments massifs (terrassements, structures hydrauliques, canaux, puits, citernes, pavages, fosses de plantation, constructions en maçonnerie et murs d’enceinte) peuvent encore subsister et nous informer sur l’ampleur et l’organisation d’ensemble des réalisations.
Or, les peintures murales et les mosaïques abondent en évocations de jardins. Elles permettent d’appréhender, sinon la réalité du jardin romain, du moins son image idéale, celle que les Anciens aspiraient à contempler dans leur cadre domestique.
Ces images proviennent de l’ensemble du monde antique, de la fin de la République à l’Antiquité tardive. Elles constituent une base documentaire irremplaçable.

L’étude des évocations de jardins :

  • tient compte de leur contexte architectural et de leur insertion dans l’ensemble du programme décoratif,
  • s’intéresse à leur trame économique, sociale et politique,
  • se fonde sur la compréhension de leurs arrière-plans scientifiques (botaniques et zoologiques), littéraires, poétiques, philosophiques et religieux.

Cette approche pluridisciplinaire éclaire un aspect essentiel de la culture antique : l’amour des jardins et la quête du bonheur dans un rapport harmonieux avec la Nature.

 Axes de recherche

  • Les origines de la peinture de jardin. Emprunts et recréations.
  • Les évocations de jardin en peinture : typologie et construction de l’image.
  • La place des évocations de jardin dans l’ensemble du programme décoratif.
  • L’apport des évocations de jardin à la connaissance de la maison romaine (rapport entre architecture et végétation).
  • La flore et la faune : exubérance, métamorphoses et transgressions
  • Un espace hanté par le divin.
  • Le jardin érotique.
  • Le jardin démoniaque.
  • Un espace investi par la politique. Les modèles orientaux. Le prince jardinier.

 Publications

Bibliographie provisoire, en cours de constitution.

  • F. GURY, « Les jardins romains étaient-ils bien entretenus ? Une esthétique du négligé ou l’expression d’une vitalité victorieuse ? Le dossier de la peinture romano-campanienne (30 av. J.-C. – 79 ap. J.-C.) », Paradeisos, genèse et métamorphose de la notion de paradis dans l’Antiquité, Actes du colloque international organisé par E. MORVILLEZ, Université d’Avignon – Palais des Papes – du 20 au 22 mars 2009, Collection Orient & Méditerranée / Archéologie, de Boccard, Paris (à paraître).
  • F. GURY, « Les jonchées de rose : le parfum du paradis », Dies Solemnis. La procession, Actes du colloque international de l’association Europae Thesauri, G. MASSIN-LE GOFF (dir.), Angers 15-17 septembre 2011 (à paraître en ligne sur le site de l’association Europae Thesauri).
  • F. GURY, « Herbes folles, mauvaises herbes, touffes erratiques, rameaux exubérants et désordonnés. Aspects de la marginalité : l’exemple du jardin », La marginalité dans la population (économique, sociale, religieuse), Journée d’étude de la SEMPAM (Société d’Etude du Maghreb Préhistorique, Antique et Médiéval), Bruxelles, ULB, 21 juin 2011 (à paraître avec les actes dans Les Cahiers de la SEMPAM n° 1, revue en ligne).
  • F. GURY, A.-A. MALEK, « A propos des nymphées à évocations de jardins », XIIe colloque de l’Association internationale pour l’Etude de la Mosaïque Antique (AIEMA), organisé par l’AIEMA et l’Università C’Foscari, G. TROVABENE (dir.), Venise, Auditorium Santa Margherita, 11-15 septembre 2012 (à paraître avec les actes).
  • F. GURY, « Le Phénix d’Antioche et son semis de roses », Bulletin de l’Association Francophone pour l’Etude de la Mosaïque Antique (à paraître).