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Publications : Celtes et Étrusques : identités, pouvoirs, échanges


Dernière modification : 8 septembre 2017

Publications majeures des chercheurs de l’équipe Celtes et Étrusques : identités, pouvoirs, échanges.

 

ENEI F., HAACK ML., NARDI-COMBESCURE S. et POCCARDI G. (dir.), Castrum Novum. Storia e archeologia di una colonia roman anel territorio di Santa Marinella, Quaderno 2, Museo del Mare e della Navigazione Antica, 2013.
Un programme de recherches et de fouilles s’est déroule depuis 2012 sur l’ancienne colonie de Castrum Novum, à la lisière méridionale de la ville de Civitavecchia(Rome), près du Capo Linaro. Cet ouvrage, présente la somme des interventions effectuées par une équipe franco-italienne sous l’égide du CNRS (UMR 8546), des Université de Picardie et de Lille III, du Museo del Mare e della Navigazione Antica avec aussi le parrainage et le soutien financier du Comune di Santa Marinella
Les contributions de cet ouvrage sont pour la plupart rédigées en italien.

 

M.O.B.1_ sommaire
M.O.B.1_ sommaire

KRAUSZ Sophie, COLIN Anne, GRUEL Katherine, RALSTON Ian, DECHEZLEPRȆTRE Thierry (éd.), L’âge du Fer en Europe. Mélanges offerts à Olivier BUCHSENSCHUTZ, Collection Mémoires (32), Bordeaux, 2013 - 683 p.
M.O.B.1 : Sommaire de l’ouvrage L’âge du Fer en Europe. Mélanges offerts à Olivier BUCHSENSCHUTZ.
Ce livre rassemble 54 articles écrits par 110 archéologues spécialistes de l’âge du Fer dans différents pays européens. En français, anglais ou espagnol, chacun de ces articles éclaire l’histoire des Celtes, de la France à l’Europe centrale, en passant par l’Italie, l’Allemagne, les Iles britanniques ou encore la Belgique. Ils fournissent une excellente image de la diversité des approches et des problématiques de la recherche dans ce vaste domaine de la fin de la Protohistoire européenne. Qu’ils traitent de méthodologie ou d’historiographie, des habitats et des fortifications, des nécropoles et de la religion, de l’art celtique ou de la guerre chez les Celtes, les articles ici réunis constituent un hommage aux recherches archéologiques menées par Olivier BUCHSENSCHUTZ depuis 40 ans en Europe.
M.O.B.1 : Summary of the book L’âge du Fer en Europe. Mélanges offerts à Olivier BUCHSENSCHUTZ.
This volume contains fifty-four papers authored by 110 specialists in the Iron Age of different European countries. Articles in French, English and Spanish examine aspects of the history of the Celts, and focus on different regions from the British Isles to central Europe, including France, Germany, Belgium and Italy. They provide an overview of the range of approaches taken to later prehistory in these areas, and of the diverse models employed in its study. Whether focused on methodology or the history of the subject, on settlements or fortifications, on cemeteries, religion, Early Celtic Art, or warfare in Celtic societies, the contributions to this book are offered to Olivier BUCHSENSCHUTZ in gratitude for his archaeological research on the European Iron Age over the last forty years.

 

Un complexe princier de l’âge du Fer : le quartier artisanal de Port Sec sud à Bourges - Volume 1 : Analyse des structures et du mobilier, 41e Supplément à la Revue Archéologique du Centre de la France, Bituriga - Monographie 2012-1, BourgesPlus/FERACF, 2012.
La fouille de Port Sec sud a porté sur 12 hectares situés dans la périphérie nord-est du complexe princier de Bourges (VIe-Ve s.). Elle a mis au jour 260 fosses creusées dans un sous-sol calcaire et un unique bâtiment sur poteaux. La morphologie de ces excavations permet d’identifier de nombreux ateliers et des structures de stockage. Leur comblement détritique, très riche, comprend essentiellement des ossements, de la céramique, des objets métalliques et des parures diverses. L’artisanat des métaux est l’activité prépondérante, particulièrement la fabrication de fibules à timbale. Ce mobilier est caractéristique du La Tène A, l’occupation principale se développe du début au troisième quart du Ve siècle. Les vestiges d’une occupation domestique et les ateliers pour le travail des alliages cuivreux, du fer, et du lignite, sont répartis sur toute la zone fouillée, comme les fragments d’amphores et de vases à boire massaliètes et attiques. A partir du IVe siècle, un groupe de silos est creusé dans la partie sud du gisement ; il abrite, après abandon, de nombreux squelettes humains. Le complexe « princier » de Bourges a ainsi été entouré d’une vaste zone artisanale qui a été abandonnée dès le IVe siècle au profit d’une occupation rurale typique du Bassin parisien au La Tène B et C.

 

Les huiles parfumées
Les huiles parfumées
H.P. 1
H.P. 1

FRÈRE D. & HUGOT L. (dir.),
Les huiles parfumées, Centre Jean BÉRARD n°38, Archéologie de l’Artisanat Antique n°6, Presses Universitaires de Rennes, 2012.

Doc. H.P.1 : Index, auteurs et introduction de l’ouvrage Les Huiles parfumées.

 

 

P.O. 1
P.O. 1

BODIOU L., Frère D., MEHL V. (dir.), Parfums et odeurs dans l’Antiquité, Presses Universitaires de Rennes, 2008.
Les techniques de parfumerie, les caractères politiques et sacrés des parfums sont nés en Mésopotamie et en Égypte à l’âge du Bronze, avant de participer aux grands échanges méditerranéens. Pour les étudier, cet ouvrage illustré associe historiens, historiens d’art, philologues, archéologues, botanistes et chimistes. Il constitue une somme inédite de connaissances sur l’usage du parfum dans les temps anciens.
Doc. P.O.1 :Sommaire de l’ouvrage Parfums et odeurs dans l’Antiquité.

 

C. 1
C. 1

GRAN-AYMERICH J., ALMUDENA D. (dir.), La Castellina a sud di Civitavecchia : origini ed eredità, L’Erma di Bretschneider, 2011.
Doc. C.1 : Sommaire et liste des auteurs de l’ouvrage La Castellina a sud di Civitavecchia : origini ed eredità.
La Castellina est le nom récent (ancien lieu-dit San Silvestro) d’une colline qui domine l’embouchure du Marangone, à la lisière méridionale de la ville de Civitavecchia, port de Rome. Ce site de hauteur est occupé du XIVe au IIIe siècle avant notre ère, longue période pendant laquelle se développe un habitat protohistorique puis étrusque, florissant jusqu’à la période hellénistique, relayé ensuite par la colonie romaine de Castrum Novum établie près du cap Linaro, avant que Trajan ne fonde le port de Centumcellae. Des traces de fréquentation préhistorique et des constructions d’époques romaine, médiévale et moderne ont été également mises au jour. À l’occupation du sommet de la colline, protégé par un double mur à l’époque étrusque, correspondent d’autres vestiges localisés sur les pentes et sur le littoral même, ainsi que plusieurs nécropoles qui entourent l’habitat. Parmi les tombes importantes, figurent les monuments tumulaires des périodes orientalisante et archaïque, aux VIIe et VIe siècles, dont certains sont de grandes dimensions. C’est dans ce contexte funéraire qu’ont été révélés un buste étrusque orientalisant en pierre et un vase plastique égyptisant en faïence.
Les premiers objets découverts sur le site et dans ses nécropoles ont pour la plupart disparu lors de la Seconde Guerre mondiale. Un programme de recherches et de fouilles s’est déroulé entre 1995 et 2002 à l’initiative d’une mission franco-allemande à laquelle ont participé de nombreux collègues et étudiants européens. Cet ouvrage, dirigé depuis Paris et Saragosse, présente la somme des interventions effectuées sous l’égide du CNRS, avec le parrainage de l’École Française de Rome, le soutien financier du Ministère des Affaires étrangères et l’École normale supérieure et la participation de la fondation EDF et des villes de Civitavecchia (Comune, Autorità Protuale, Cassa di Risparmio, CONAD, Molinari) et de Santa Marinella, les Universités de Saragosse et de Huesca.
Les résultats de ces travaux mettent en évidence les traits marquants du site : l’architecture et l’urbanisme de la période orientalisante ancienne et archaïque, puis de la période hellénistique, les céramiques étrusques ou d’importation (grecques, phéniciennes et puniques, ibériques), l’iconographie des vases peints ou à reliefs et des terres cuites architecturales, les inscriptions et graffites du VIIe au IIIe siècle. Les céramiques de l’âge du Bronze et du premier âge du Fer sont nombreuses et illustrent le phénomène de formation de la période étrusque orientalisante. Par ailleurs, sa situation à égale distance de Cerveteri et de Tarquinia confère à l’établissement de La Castellina (Castrum Vetus ?, Castrum Inui ?) un double rôle de site frontière et de port ouvert sur la Méditerranée, proche du bassin minier de La Tolfa-Allumiere ; son exploration concourt à une meilleure compréhension de l’histoire d’un secteur important de l’Étrurie méridionale et des échanges méditerranéens.
Les contributions de cet ouvrage sont pour la plupart rédigées en français, italien ou espagnol, certaines en anglais ou allemand, et toutes comportent des résumés en italien, anglais, français ou espagnol.

Doc. C.1 : Summary and list of authors of the book La Castellina a sud di Civitavecchia : origini ed eredità.
La Castellina is the current name (the ancient name was San Silvestro) of a hill that dominates the mouth of the Marangone, to the south of the city of Civitavecchia, the port of Rome. This elevated site was inhabited from the 14th century to the 3rd century BC. During this extended period, a protohistoric settlement developed. This was followed by an Etruscan settlement which continued to grow in strength until the Hellenistic period. It was then replaced by the Roman colony of Castrum Novum situated near Cape Linaro, before the establishment of the port of Centumcellae by Trajan. Traces of prehistoric settlements, as well as constructions from the Roman, Medieval and Modern periods, have also been found. Other remains scattered along the slopes and the coastline, as well as several necropoleis around the habitat, belong to the same settlement spread out along the crest of the hill, which was protected by a double wall in the Etruscan period. Among the important tombs are found tumuli, some of significant size, from the Orientalizing and Archaic periods, the 7th and 6th centuries B.C. This funerary site has yielded a stone Etruscan bust and a faïence perfume flask in the form of a kneeling woman.
The majority of the first objects discovered at the site and in the necropoleis disappeared during World War II. Between 1995 and 2002, through a Franco-German initiative, a research and excavation program was developed with the participation of numerous European specialists, archaeolgists and students. The current study, directed from Paris and Saragossa, comprises the workcarried out under the auspices of the CNRS, the sponsorship of l’École Française of Rome and the financial assistance of the Ministère des Affaires Étrangères and the École Normale Supérieure, with the participation of the EDF Foundation, FIAT, the towns of Civitavecchia (Comune, Authority Port, Cassa di Risparmio, CONAD, Molinari) and Santa Marinella, and the Universities from Saragossa and Huesca.
The results of this work provide evidence of the main characteristics of the settlement : the architecture and town planning of the Orientalizing, Archaic and early Hellenistic periods, the Etruscan ceramics or those that were imported (Greek, Phoenician and Punic, Iberian), the iconography of the painted vases, architectural terracottas and the inscriptions of the 7th to the third centuries B.C. The ceramics of the Bronze Age and of the first Iron Age, which are numerous, illustrate the phenomenon of the continuous development of Etruscan material culture from the Late Bronze Age (and probably Middle Bronze III) through to the Orientalizing period. Their location equidistant from Cerveteri and Tarquinia awards La Castellina (Castrum Vetus ?, Castrum Inui ?) the dual role of frontier and open port in the Mediterranean near the La Tolfa-Allumiere mining basin. Through this research, we will be better able to understand the history of an important sector of southern Etruria and of Mediterranean trade.
The contributions to this work are mainly written in French, Italian and Spanish, some in English or German. All are accompanied by summaries in Italian, English, French or Spanish.

 

SIMON M., Le rivage grec de l’Italie romaine. La Grande Grèce dans l’historiographie augustéenne., Collection de l’École Française de Rome 442, Rome, École Française de Rome, 2011.
Lorsque Rome prend le contrôle de l’Italie du Sud, à partir de la fin du IV· siècle av. J.-c., les colonies grecques qui s’y étaient implantées connaissent un déclin inexorable. Les textes latins insistent sur la disparition complète de cette région appelée Grande Grèce dont le rayonnement intellectuel comme artistique et la prospérité avaient été parfois considérables, et les auteurs ignorent, ou récusent, l’influence du monde italiote sur la culture romaine. Les travaux archéologiques des dernières décennies invitent au contraire à réévaluer les relations, anciennes, entre la jeune République et l’Italie du Sud hellénisée.
Cet ouvrage examine la représentation historiographique de la présence grecque à laquelle a été confrontée Rome sur le sol même de l’Italie. Il se concentre sur la première décade de Tite-Live, qui met en scène la conquête romaine du Sud de la péninsule à la lumière de l’exaltation augustéenne du destin de Rome, et sur les sources parallèles. Une étude lexicale des termes [talia et Magna Graecia permet d’abord d’apprécier les enjeux idéologiques attachés à ces noms dans l’histoire des relations entre Rome et les régions méridionales de l’Italie. En analysant les étapes de l’expansion de Rome vers le sud, on met ensuite en valeur le rôle de troisième force joué par les cités grecques, dont l’importance stratégique s’apprécie à travers des épisodes de conflit et des personnages d’exception, comme Alexandre le Molosse, oncle du Conquérant. Enfin, on cherche à voir sur quelles conceptions ethnographiques repose la description de ces Grecs d’Italie dont le rapport avec les populations indigènes témoigne d’une acculturation complexe, aujourd’hui mieux connue. Au moment où le programme augustéen définit un passé qui justifie l’hégémonie de l’Vrbs, la représentation de l’héritage de la Grande Grèce révèle les contradictions de Rome face à l’hellénisme.

 

BUCHSENSCHUTZ O. (dir.)., CHARDENOUX M.-B., GRUEL, K., LAMBERT P.-Y., LEJARS T. et VERGER S., L’Europe celtique à l’âge du Fer (VIIIe-Ier siècle)., La Nouvelle Clio, PUF, Paris, 2015, 512p.

L’explosion des données archéologiques nous permet d’établir aujourd’hui une véritable histoire des populations de l’âge du Fer européen, dont la culture possède déjà ses principales caractéristiques plusieurs siècles avant que les auteurs grecs ne la désignent comme celtique. Les textes classiques comme les rares inscriptions gauloises sont ici confrontés aux témoignages matériels pour reconstituer aussi bien l’évolution de leur mode de vie et de leur culture que leurs échanges avec les peuples de la Méditerranée. Au début de l’âge du Fer le développement d’une société hiérarchisée se manifeste par de riches sépultures et des agglomérations dans lesquelles coexistent groupes aristocratiques et milieux artisanaux prospères. Les générations suivantes créent à partir du IVe siècle une culture originale qu’ils diffusent dans une partie de l’Italie et des Balkans : l’habitat est dispersé dans des campagnes intensivement exploitées, un art abstrait habille le bois et le métal, le pouvoir, plus largement réparti qu’auparavant, reste toutefois dominé par une aristocrate guerrière. Mais, dès le IIIe siècle, le développement de l’artisanat et du commerce concentrés dans de vastes villes de hauteur prépare l’intégration des Celtes dans l’Empire romain. La synthèse présentée ici met en évidence à la fois l’homogénéité spatiale de la culture celtique et son évolution chronologique marquée par des succès ou par des revers politiques, et surtout par des choix culturels et économiques originaux.

 


DECHEZLEPRȆTRE Th., GRUEL K., JOLY M. (dir.), Agglomérations et sanctuaires, réflexions à partir de l’exemple de Grand, collection Grand- archéologie et territoire, 2, Epinal 2015.
Les actes de ce colloque proposent une réflexion sur la fonction de certaines agglomérations où le fait religieux apparaît prépondérant. Les interventions ont été organisées autour de trois grands thèmes : l’historiographie de la recherche sur Grand, la question du lien entre agglomérations et sanctuaires (notamment la typologie des sanctuaires, l’architecture et la topographie, le sanctuaire et son territoire), l’émergence et le devenir des lieux de culte (en particulier les sanctuaires urbains à occupation longue).
La confrontation par analyse spatiale des données issues de la prospection géophysique et des résultats des nouvelles fouilles menées à Grand, remet en question le concept de « ville sanctuaire ».
Ces sites, dont on ne connaissait souvent que les aspects les plus monumentaux, se sont révélés être dotés de vastes habitats et correspondent donc à des villes.
À l’échelle de la Gaule, les colonies, capitales de cités, ainsi que les agglomérations intercalaires, ont presque toutes comme élément fédérateur un temple dont l’importance peut varier, d’où un effet « trompe-l’oeil » pour les archéologues.
Ce colloque a permis d’évoquer également les origines gauloises et le devenir des sites cultuels en milieu urbain durant l’Antiquité tardive et le début du haut Moyen Âge, période durant laquelle les centres urbains se restructurent en profondeur, selon des modalités qui restent à préciser.

 

DUMASY F., DEUDONNÉ-GLAD N. et LAÜT L., Travail de la terre, travail du fer, l’espace rural autour d’Argentomagus (St-Marcel, Indre), collection Mémoires n°23, Bordeaux, Ausonius, 2010, 525 pages + DVD.

Cette étude d’une micro-région aux paysages variés répond à la volonté d’étudier l’espace qui se déploie dans un rayon de 20 km autour de l’agglomération biturige la plus importante après le chef-lieu. Etabli à 80 km d’Avaricum-Bourges, à la frontière des cités des Pictons et des Lémovices, Argentomagus a développé, très tôt, des activités métallurgiques qui lui ont valu l’installation, sous Dioclétien, d’une des sept fabriques d’armes des Gaules, la seule qui produise arma omnia, toutes les armes. L’enquête s’est voulue globale, reprenant les découvertes anciennes, recourant aux diverses approches de la prospection, exploitant fouilles programmées et préventives et proposant une relecture critique de la tradition historiographique sur la localisation de la fabrica argentomagensis. Sur le terrain, les archéologues ont retrouvé les traces de plus de 200 ateliers de réduction du minerai de fer dispersés dans la campagne, repéré la présence de scories dans les remblais de huit voies qui traversent le territoire, observé que villae et fermes côtoient les ateliers, suggérant qu’élevage et agriculture se pratiquent aux côtés des activités métallurgiques, dans un échange dynamique où les propriétaires terriens contrôlent sans doute aussi les ressources du sous-sol et de la forêt. La fouille d’un atelier de réduction contemporain de la fabrique d’armes et les analyses physico-chimiques qui l’ont accompagnée ont livré des informations remarquables sur l’organisation des espaces de travail, les différents moments de la chaîne opératoire et les avancées technologiques de la métallurgie tardive. La dernière partie scrute, dans un parallèle nuancé, les liens économiques, culturels et religieux qui se tissent et se défont, au long des cinq siècles de la période romaine, entre une agglomération et ses campagnes.

 

GANDINI C. et LAÜT L. (dir.), Regards croisés sur le Berry ancien : sites, réseaux, territoires, 45ème suppl. à la revue archéologique du Centre de la France, Tours, 228 pages, 2013.

Recherche multiscalaire et pluridisciplinaire, temps long, enquête sur le terrain et approche spatiale des données, voici les cinq piliers sur lesquels a reposé le PCR Berry, depuis 1998. Ce Projet Collectif de Recherche s’intéresse au territoire qui se partage aujourd’hui entre Berry et Bourbonnais, à l’origine celui du puissant peuple des Bituriges, qui deviendra après la conquête césarienne la civitas des Bituriges Cubes et à l’aube du Moyen Âge le diocèse de Bourges. Pour cerner les interactions entre dynamiques socio-économiques et dynamiques environnementales, de la Protohistoire au Moyen Âge, une palette variée d’outils a été utilisée, relevant de l’archéologie, de l’histoire, de la géographie et des sciences de la terre. Il s’agit de croiser les regards, comme l’indique le titre de ce nouvel opus, pour faire sauter, le plus souvent possible, les compartiments des disciplines, des périodes et des échelles d’études.
Après une introduction qui retrace l’aventure du PCR Berry, les onze contributions réunies abordent les structures d’économie et de pouvoir, la géographie religieuse et les modes d’exploitation du sol. Elles répondent à la volonté de développer les réflexions qui avaient été engagées en 2001 dans l’Atlas du Berry antique mais aussi de présenter de nouveaux sujets d’étude. Ainsi peut-on percevoir de façon toujours plus précise les structures, l’organisation et l’évolution du territoire biturige, depuis le Premier âge du Fer jusqu’à la fin de l’Antiquité et dans certains cas jusqu’au Moyen Âge. En conclusion est proposé un bilan des choix méthodologiques et des résultats les plus significatifs, à l’issue de ce travail collectif.