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Publications : Monde romain


Dernière modification : 8 septembre 2017

Publications majeures des chercheurs de l’équipe Monde romain , classées par thèmes de recherches :
Archéologie et épigraphie de la Gaule lyonnaise
Archéologie du Maghreb antique : des royaumes indépendants aux provinces romaines
Géo-archéologie des paysages, archéologie des jardins
Architecture et décor

 Archéologie et épigraphie de la Gaule lyonnaise

L’armée romaine à Lyon : sommaire
L’armée romaine à Lyon : sommaire

BÉRARD François, L’armée romaine à Lyon, BEFAR 370, École Française de Rome, Rome, 2015, 650 p. - ISBN : 978-2-7283-1085-2 / Prix : 54 €.

Comme toutes les capitales provinciales, Lyon disposait d’une garnison militaire, chargée d’assurer le maintien de l’ordre public, la protection du gouverneur et des divers services installés dans la ville, mais aussi le soutien de leurs administrations, dans lesquelles étaient détachés de nombreux soldats. Son originalité est qu’à partir d’une date qu’on essaie de préciser, cette garnison était composée d’une cohorte urbaine, particularité qu’on ne retrouve, en dehors de Rome et de l’Italie, qu’à Carthage. Après la victoire de Septime Sévère, à laquelle elle ne semble pas avoir survécu, la cohorte urbaine fut remplacée par des soldats détachés des légions de Germanie, qui se sont souvent installés ensuite comme vétérans dans la ville et y ont laissé une riche série d’inscriptions. Réunies à la fin du livre dans un catalogue épigraphique, ces épitaphes permettent d’étudier la composition de la garnison, les procédures de détachement et la structure hiérarchique des unités, mais aussi, grâce à l’étude onomastique de la IIe Partie, le recrutement et le milieu familial des soldats. Enfin une partie spécifique est consacrée aux officia du gouverneur provincial et du procurateur de Lyonnaise et d’Aquitaine, qui, avec une douzaine d’inscriptions chacun et quelques grades rares, sont parmi les mieux connus de l’empire romain et peuvent être fructueusement comparés avec des dossiers analogues. Ainsi peut-on espérer, à partir du cas particulier que constitue la garnison de Lyon, comprendre un peu mieux le fonctionnement de l’ensemble de l’armée romaine.

 Archéologie du Maghreb antique : des royaumes indépendants aux provinces romaines

Aounallah Samir et Golvin Jean-Claude (dir.) : Dougga. Etudes d’architecture religieuse T II
Aounallah Samir et Golvin Jean-Claude (dir.) : Dougga. Etudes d’architecture religieuse T II

AOUNALLAH Samir, GOLVIN Jean-Claude (dir.), BEN RHOMDANE Hamdane, BROUQUIER-REDDÉ Véronique, CHEHIDI Mohamed Ali, GHAKI Mansour, KHANOUSSI Mustapha, MAURIN Louis, SAINT-AMANS Sophie, Dougga, Études d’architecture religieuse 2. Les sanctuaires du forum, du centre de l’agglomération et de la grande rue courbe, Ausonius Mémoires 42, Bordeaux, 2016. 622 p., 5 pl. h. t. ISBN 978-2-35613-147-8.

On comptait à Dougga dans la seconde moitié du IIe siècle, à l’époque de la plus grande prospérité, plus de trente-cinq sanctuaires païens. Ce second volume en étudie quinze, dont six pour le seul forum, les autres furent implantés dans le centre de la ville, ou proches de lui. Ils ont été choisis en raison de la variété des programmes architecturaux auxquels ils répondaient et de leurs vestiges qui devaient être suffisants pour envisager des restitutions célèbres.
L’étude architecturale, soutenue par des sondages archéologiques, a permis de renouveler l’approche et la connaissance de ces monuments, y compris celle du plus célèbre d’entre eux, le capitole. Elle a fait un appel constant aux inscriptions publiques, très nombreuses dans le domaine religieux. On a pu suivre ainsi l’évolution des sanctuaires sous le Haut-Empire, parfois jusqu’à la fin du IIIe siècle. De grandes nouveautés concernent la monumentalisation du forum et les phases de son aménagement désormais établies avec la plus grande précision possible. À l’est du forum, le « Domaine de Mercure », voué au dieu et aux activités du commerce, résulte d’un projet architectural original et ambitieux qui fut réalisé d’un seul jet vers la fin du IIe siècle. Parmi les autres sanctuaires, une attention particulière a été donnée à un grand ensemble auquel fut attaché un vaste théâtre cultuel, et à Dar Laccheb, un monument imposant jusqu’ici énigmatique.
Cet ouvrage est le fruit d’une réflexion théorique sur les méthodes d’étude et de restitution des monuments cultuels. Résultat des recherches d’une équipe franco-tunisienne étoffée, réunissant architectes, archéologues, épigraphistes, il témoigne de la richesse qu’a pu apporter l’association de ces disciplines, pour la connaissance de l’un des sites antiques les plus étudiés de la Tunisie.

 Géo-archéologie des paysages, archéologie des jardins

Sourcebook for Garden Archaeology
Sourcebook for Garden Archaeology

MALEK Amina-Aïcha (éd.), Sourcebook for Garden Archaeology : Methods, Techniques, Interpretations and Field Examples, Collection Parcs et jardins (1), Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2013 - 794 p.

Sourcebook for Garden Archaeology : sommaire
Sourcebook for Garden Archaeology : sommaire

The Sourcebook for Garden Archaeology addresses the increasing need among archaeologists, who discover a garden during their own excavation project, for advice and update on current issues in garden archaeology. It also aims at stimulating broader interest in garden archaeology. Archaeologists with no specific training in garden archaeology will read about specific problems of soil archaeology with a handful of well-developed techniques, critical discussions and a number of extremely different uses. Methods are described in sufficient detail for any archaeologist to engage into field work, adapt them to their own context and develop their own methodology. While the Sourcebook aims at bringing together different disciplines related to garden archaeology and providing an overview of present knowledge, it also hopes to encourage development of new directions for the future. (source : Peter Lang, éditions scientifiques internationales)

 Architecture et décor

La mosaïque

Carthage, colline de l’Odéon : maison de la rotonde et du cryptoportique
Carthage, colline de l’Odéon : maison de la rotonde et du cryptoportique

Catherine BALMELLE, Ariane BOURGEOIS, Henri BROISE, Jean-Pierre DARMON, Mongi ENNAIFER, Carthage, colline de l’Odéon : maison de la rotonde et du cryptoportique : (recherches 1987-2000) .
prix Serge LANCEL de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

Le programme de recherche franco-tunisien (CNRS/INP) co-dirigé par Jean-Pierre DARMON et Mongi ENNAIFER de 1987 à 2000 s’est attaché à enrichir notre connaissance du quartier résidentiel de Carthage, dit « des villas romaines », situé sur la colline de l’Odéon, à l’Est de celui-ci. Ce quartier avait fait l’objet d’importants dégagements, au début du XXe siècle sous la direction de Paul GAUCKLER et, dans les années 1930, sous celle de Louis POINSSOT. À l’initiative d’Abdelmajid ENNABLI, l’équipe franco-tunisienne s’est donné comme objectifs l’exploration et la publication de deux secteurs restés inédits, celui de la maison de la Rotonde et celui de la maison du Cryptoportique.

Carthage, colline de l’Odéon : Sommaire
Carthage, colline de l’Odéon : Sommaire

Le premier volume de la publication est consacré à l’évolution de ces deux secteurs ainsi qu’à l’architecture et au décor des structures mises au jour, le second volume à la stratigraphie et au matériel y afférents. Le secteur de la maison de la Rotonde a donné lieu à une fouille en extension qui a permis de restituer son histoire du Ier au VIIe siècle en mettant en évidence quatre états architecturaux successifs, dont le premier a comporté, aux Ier et IIe siècles, des installations artisanales (garum), et dont le dernier est une grande demeure de prestige de la fin de l’époque vandale. Ces architectures ont été analysées très finement état par état.
Le décor (mosaïques et peintures) a été relevé et étudié avec la plus grande attention. La maison du Cryptoportique a fait l’objet d’observations architecturales accompagnées d’une série de sondages ; elle a bénéficié de précieuses données fournies par le fonds POINSSOT (INHA). Il a été possible d’en restituer les grandes lignes du plan et les principales étapes architecturales, notamment la mise en place d’un remarquable œcus corinthien à opus sectile, ainsi que l’installation, vers 400, d’un cryptoportique. Ici aussi, les décors, en particulier les mosaïques, ont été analysés dans le détail. Ces données et celles déjà connues ont permis de proposer une étude synthétique sur l’évolution du parcellaire et de la voirie de la Carthage romaine des origines à la fin de l’Antiquité. L’abondant matériel recueilli lors de la fouille (céramiques, monnaies, verreries, restes de faune) est ici présenté, pour chacune des deux maisons, dans son contexte stratigraphique. Parallèlement, chaque catégorie de matériel a fait l’objet de synthèses typologiques et/ou historiques de la part des différents spécialistes.

Collection de l’École Française de Rome 457 Roma : École Française de Rome, 2012 - vol. I (p. 1-380) vol. II (p. 381-840), ill. et dépl. n/b et coul. ISBN : 978-2-7283-0881-1 / Prix : 480 €.

La peinture murale


A. Barbet La peinture murale en Gaule romaine
A. Barbet La peinture murale en Gaule romaine

Alix BARBET, La peinture murale en Gaule romaine, Paris, Picard 2008

Ce livre fournit enfin une synthèse claire et complète des travaux menés dans cette discipline très jeune, puisque née dans les années 1970. En effet, jusqu’à cette date, la peinture romaine était surtout envisagée à partir de Rome et de la Campanie comme un écho de l’hellénisme. La découverte de la peinture provinciale est le fruit d’une nouvelle technologie de fouille et de restauration. Un chapitre rend compte de la nouvelle méthodologie et de la déontologie pratiquées sur le terrain et en laboratoire pour l’étude, la présentation et la restitution des décors, jadis peu rigoureuses.
_ A partir de comparaisons techniques, stylistiques et iconographiques, une étude chronologique est désormais possible. Elle couvre un demi-millénaire, du Ier siècle av. J.-C., au IVe siècle apr. J.-C. avec quelques décors préromains des IIIe et IIe siècle av. J.-C. C’est la première tentative de cette ampleur qui comble enfin une lacune criante.


A. Barbet La peinture murale romaine
A. Barbet La peinture murale romaine

Alix BARBET, La peinture murale romaine. Les styles décoratifs pompéiens, nouvelle édition, Paris, Picard, 2009

La réédition de cet ouvrage qui est le seul à donner une abondante illustration de relevés de décors souvent oubliés, surtout ceux des plafonds et des voûtes, désormais très peu lisibles sur place, est devenue nécessaire. Constamment cité dans les publications les plus récentes comme référence incontournable, cet ouvrage était devenu introuvable.
Les rapports entre parois, couvrements et sols donnent une idée du volume intérieur des pièces. L’attention a été portée tout autant sur le problème des pastiches, des styles hybrides et de transition qui sur la chronologie des quatre styles dits « pompéiens », auquel s’est ajouté un style prépompéien de découverte récente, fondé sur un examen attentif des données archéologiques. Les nouvelles découvertes, inédites en 1985, sont intégrées dans la réédition et permettent d’actualiser nos connaissances et de fournir de nouvelles pistes de réflexion.


A. Barbet Peintures romaines en Tunisie
A. Barbet Peintures romaines en Tunisie

Alix BARBET Peintures romaines de Tunisie, Paris, Picard, 2013

Sait-on qu’il existe des peintures murales romaines en Tunisie ? Personne n’en a conscience car les mosaïques d’Afrique du Nord ont occulté jusqu’à présent les décors peints. Ce livre, fruit d’un long et patient travail de recherche dans les archives et les travaux inédits, rassemble les vestiges des décors d’une vingtaine de sites provenant de maisons, villas, thermes publics, temples, lieux de spectacles et nécropoles. Pour chaque ensemble, et chaque fois que possible, l’auteur a pris soin de présenter les clichés à côté d’un dessin de restitution et des comparaisons avec des peintures mais aussi avec des mosaïques, souvent proches, car le dialogue entre peinture et mosaïque est constant. Le répertoire qu’elles révèlent permet des rapprochements avec des ensembles plus complets d’autres provinces de l’Empire romain et offre une meilleure connaissance de la civilisation romaine en Afrique du Nord.


A. Barbet et A. Verbanck (dir.) La villa romaine de Boscoreale et ses fresques
A. Barbet et A. Verbanck (dir.) La villa romaine de Boscoreale et ses fresques

Alix BARBET, Annick VERBANCK (dir.), La villa romaine de Boscoreale et ses fresques, vol I , Description des panneaux et restitution du décor, par E. DUBOIS-PÉLERIN, collab. A. BARBET, F. ORY, A. VERBANCK-PIÉRARD, contrib. F. MONIER ; vol. II, Actes du colloque International 21-23 avril 20110, Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles, musée royal de Mariemont, Arles, Errance, 2013

Plus de cent ans après leur découverte et leur dispersion dans plusieurs musées du monde, les somptueuses fresques de la villa de P. Fannius Synistor à Boscoreale près de Pompéi n’ont jamais fait l’objet d’une recherche approfondie. Or ces peintures, qui comptent parmi les plus intéressantes du IIe style pompéien, méritaient une renaissance que ce double volume favorise. Le premier volume est consacré à une description précise, commentée, et illustrée de chacun des panneaux et à une restitution de tout le décor de la villa. Le second volume réunit une série d’études et de comparaisons ciblées, présentées lors d’un colloque international. De nombreuses approches ont élargi le champ de nos connaissances : non seulement sur l’archéologie, l’histoire, la topographie, les aspects stylistiques et iconographiques, mais aussi sur les collections, les problèmes de conservation et de restauration. Ces recherches foisonnantes constituent une vision quasi exhaustive de ces fresques.