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ANR EAUMAGHREB

L’eau dans les villes de l’Afrique du Nord romaine et leur territoires


Dernière modification : 7 septembre 2017

Coordinateur : François BARATTE (UMR 8167)
jusqu’au 12/02/2012

 Projet scientifique

Le projet qui associe des archéologues, des historiens et des géographes vise à une meilleure connaissance de l’exploitation par les hommes tout au long de l’époque romaine et sous toutes ses formes de la ressource naturelle que constitue l’eau et des méthodes de gestion de ce patrimoine dans une perspective diachronique, à partir de territoires présentant des faciès différents, mais complémentaires : les Hautes Steppes en Tunisie, le bassin de l’oued Sebou au Maroc, et plusieurs villes qui constituent autant de cas précis illustrant la gestion de l’eau dans ces cités et dans leur territoire : Dougga, Haïdra et Aïn Tounga en Tunisie, Lambèse en Algérie, Volubilis, Banasa, Zilil et Kouass au Maroc.

 Description du projet

L’eau et les hommes : de l’exploitation des ressources naturelles à la gestion du patrimoine


Ce programme implique une prospection minutieuse des territoires considérés du point de vue des ressources hydrauliques et un inventaire des aménagements qui leur sont liés, dans les territoires comme dans les villes, destinés à la maîtrise et au stockage de l’eau, ainsi qu’à sa distribution. Les monuments qui sont liés à l’eau, seront pris en compte. L’apport des géosciences aux études historiques, archéologiques et architecturales s’articule en trois volets :

  • Etude des ressources actuelles des bassins versants portant des aménagements hydrauliques antiques
  • l’évolution historique des composantes physiques et anthropiques des bassins versants
  • la reconstitution des interactions entre aménagements hydrauliques romains et ressources en eau disponibles

L’eau dans la ville, étude de cas

 : Volubilis, Kouass au Maroc, Lambèse en Algérie, Dougga, Ammaedara, Aïn Tounga en Tunisie.

  • L’eau et sa gestion
    Les aspects administratifs de la gestion de l’eau dans l’Afrique romaine impliquent une étude de son statut dans les documents juridiques de l’époque impériale (Ier - début du Ve siècle apr. J.-C.). La documentation sur ce sujet est abondante et variée et doit, par conséquent, être abordée dans une perspective pluridisciplinaire. On mentionnera les textes juridiques (notamment le Digeste, compilation de l’époque de Justinien enregistrant des constitutions impériales sur ces questions), les sources épigraphiques qui font apparaître le nom de l’empereur ou de toute autre autorité sur des inscriptions gravées sur des monuments liés à l’eau et les vestiges archéologiques (aqueducs, canalisations, thermes, nymphées).
  •  Méthodes

    • L’approche systémique semble la plus appropriée car elle permet de croiser toutes les données géoarchéologiques collectées pour en dégager les facteurs explicatifs et proposer des scenarii ou des tendances d’évolution, en prenant en compte à la fois les variables de contrôle et les variables d’ajustement des hydrosystèmes maghrébins étudiés.
    • Les données seront intégrées dans un Système d’Information Géographique (SIG) qui nécessite dans un premier temps une structuration de l’ensemble de l’information collectée dans une base, puis la constitution de couches informationnelles avant d’élaborer les croisements susceptibles d’engendrer de nouvelles informations. Cette base sera évolutive et permettra d’intégrer ultérieurement toute information nouvelle pour l’actualiser et servir d’outil pour la gestion des territoires. Cette démarche exige la recension de tous les types de documents existants et l’emploi des données de télédétection traitées selon les méthodes mises au point par les membres de l’équipe spécialisés dans ces pratiques.
    • Grâce à cette démarche, aux méthodes et outils employés (données statistiques, modèle numérique de terrain [MNT] méthode isotopique pour l’évaluation de la dynamique érosive), un bilan qualitatif et quantitatif des ressources disponibles, des dynamiques paysagères et d’occupations du sol, et des processus érosifs peut être réalisé.

 Résultats attendus

  • Le développement des recherches menées en commun depuis de nombreuses années avec les partenaires des pays du Maghreb.
  • L’ensemble des données archéologiques et géologiques des zones d’études (à l’échelle d’un site ou d’un territoire a), cartographié et géo-référencé, constituera un instrument de recherche précieux pour la protection du patrimoine culturel qui doit être transmis aux futures générations.
  • Le renforcement des liens scientifiques par l’organisation de journées consacrées aux bilans des ressources en eau des cités et de leurs territoires réalisés en Algérie, au Maroc et en Tunisie.
  • Les publications collectives.
  • La formation de doctorants ou post-doctorants français et maghrébins.

 Partenariats

Equipes Partenaires et responsables scientifiques

  • UMR 8167, Orient et Méditerranée, Paris IV et Collège de France.
  • UMR 8546, Archéologies d’Orient et d’Occident, AOrOc, Ecole normale supérieure : resp. Véronique BROUQUIER-REDDÉ.
  • UMR 8185, Espaces, Nature et Culture, de Paris IV, resp. Jean-Paul AMAT.
  • EE 0504, Les échanges dans la Méditerranée antique et médiévale, Université de Nantes, resp. Frédéric HURLET.

Partenaires scientifiques associés

  • France : CNRS-SIS-CEIAS-UMR8564-8557, CRN M²ISA, UMR 7533 Laboratoire Dynamiques Sociales et Recomposition des Espaces, CNRS, Université Paris 8 Vincennes, Saint-Denis. UMR 8591 Laboratoire de Géographie Physique, CNRS, Meudon, UMR 8557 LATES, EHESS-CNRS, Paris, UMR IRD-CEREGE, Aix-en-Provence, Institut Ausonius, Bordeaux.
  • Algérie : Centre National de la recherche en Archéologie (CNRA).
  • Maroc : Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP, Université de Meknès, Université de Safi.
  • Tunisie : Institut National du Patrimoine (INP).

Organismes partenaires :

AOROC - UMR8546-CNRS/ENS ANR-Agence Nationale de la Recherche CNRS-Centre National de la Recherche Scientifique ENS-Ecole Normale Supérieure, Paris.