Le sublime dans l’Antiquité : Pseudo-Longin, Peri Hupsous

Dimitri El Murr, Camille Rambourg & Jean Trinquier


Last modification : 9 September 2019

Le jeudi, 15h30-17h30.
Salle de Séminaire du Centre d’études anciennes (RDC, couloir AB). École normale supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
Exceptionnellement en salle F (escalier D, 1er étage) : vendredi 28 février, 6,13 & 20 mars 2020, 16h-19h.
 
Première séance : jeudi 23 janvier 2020
 
Validation : à déterminer
S2

Né dans l’Empire Romain, sans doute au Ier siècle de notre ère, et disparu jusqu’au XVIe siècle, le traité Du Sublime n’a eu, avant la traduction de Boileau, aucune postérité notable. C’est une tout autre histoire qui commence quand, en 1674, Boileau offre sa traduction au public. Pendant les deux siècles suivants, le nom de (Cassius) Longin, secrétaire de la reine de Zénobie, auquel on attribue la paternité de Peri hupsous, est connu et admiré de tous, tant et si bien qu’à la fin du XVIIe siècle le traité Du Sublime est devenu une lecture obligatoire pour tout homme cultivé de part et d’autre de la Manche. Le succès du traité tient en grande partie à son originalité : contrairement à d’autres traités théoriques du même genre (par exemple ceux d’Hermogène), le Peri Hupsous offre très peu de préceptes techniques et de règles pratiques directement transmissibles et applicables. En un sens, le Peri Hupsous est plus un essai de critique littéraire qu’un traité de rhétorique, et c’est en cela qu’il est fascinant, car il fait entendre un ton, une voix et un goût, et réfléchit sur le sublime autant qu’il analyse ses conditions stylistiques et littéraires. Ce cours vise à proposer une lecture du Peri Hupsous en conjuguant analyse de sa structure d’ensemble et de son projet, et analyse détaillée de certains chapitres, et en combinant les approches philologiques, philosophiques, et littéraires. Une bibliographie détaillée et un syllabus des séances seront distribués lors du premier cours. Ce cours est adossé à la visite de Casper De Jonge, Professeur invité à l’ENS (en mars-avril 2020). Il sera complété par un colloque sur le sublime dans l’Antiquité et au-delà, organisé conjointement par le DSA et le Département de philosophie.
 
Responsables : Dimitri El Murr, Camille Rambourg & Jean Trinquier