Ulpiana, une cité de l’Antiquité tardive

Arben Hajdari, Université de Pristina (Kosovo), Professeur invité du Labex TransferS


Dernière modification : 27 juin 2019

Séminaire sur l’Occident romain, mardi 18 juin 2019, 16h-18h (séance filmée) & mardi 25 juin 2019, 16h-18h, Laboratoire d’archéologie UMR 8546 AOrOc, Archéochapelle, escalier A, 3e étage, École normale supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.

 
mardi 18 juin 2019, 16-18h (séance filmée)
Le processus d’urbanisation de la région dardanienne après la
conquête romaine.
avec Christophe J. Goddard, AOrOc, CNRS-ENS-EPHE/PSL et Milot Berisha, IAK
 
mardi 25 juin 2019, 16-18h
Ulpiana dans l’Antiquité tardive.
avec Emine Kalaja-Hajdari, U. Prishtina, en partenariat avec l’Atelier épigraphique
 
Parallèlement au programme archéologique qu’il développe avec Christophe Goddard à Ulpiana, Arben Hajdari a lancé avec ce dernier la publication des inscriptions romaines du Kosovo, dont l’arc chronologique s’étale du IIe au VIe siècle après J.-C. La petite province de Dardanie, créée par Dioclétien en 293, a livré à cette heure près de 650 documents. Ce corpus épigraphique – dont une bonne part reste inédite – permet de suivre la réception de la culture romaine en Dardanie et en Illyrie, dans une région balkanique soumise à des multiples influences culturelles, orientales et occidentales, en particulier dans le domaine funéraire et religieux.
 
Les interventions se concentreront sur les documents inédits mis à jour récemment et seront l’occasion de faire le point sur l’importance des militaires et des commerçants dans l’importation de cultes nouveaux et surtout dans la valorisation des cultes locaux. On a longtemps opposé dans les provinces romaines une culture dominante portée par les troupes et l’administration romaines à la culture locale, périphérique, une culture de résistance portée par les communautés rurales. L’examen du cas des « bénéficiaires » des gouverneurs, militaires détachés affectés à des postes isolés, montre qu’ils ont plutôt cherché à soutenir les piétés locales pour nouer de bonnes relations avec les communautés locales dont ils avaient la charge. La corpus kosovar permet ainsi de remettre en cause le mode de romanisation et conteste le fait qu’il s’est réalisé dans un cadre conflictuel. La documentation dardianienne montre que ce processus s’est poursuivie à l’époque tardive et a fortement conditionné la christianisation d’une province hautement stratégique.
 
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