Pompei et les Étrusques

Exposition à la Grande Palestre de Pompei, du 12.12.2018 au 2.5.2019.


Dernière modification : 25 février 2019

Mardi 11 décembre a été inaugurée l’exposition Pompei et les Étrusques installée à la grande palestre du site de Pompéi jusqu’au 2 mai 2019.
 
Organisée par le Parc Archéologique de Pompéi et montée par la société Electa, avec les collaborations du Musée archéologique national de Naples, du Pôle des musées de Campanie, cette exposition a pour commissaires Massimo Osanna -directeur général du Parc Archéologique de Pompéi, surintendant du patrimoine archéologique de Pompéi, Herculanum et Stabie- et Stéphane Verger -directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études à Paris, directeur de l’UMR8546 AOrOc-.

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Plus d’informations sur la page dédiée à l’exposition sur le site du Parc Archéologique de Pompéi.
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Voir une vidéo de cette inauguration sur la page facebook du Parc Archéologique de Pompéi, avec les présentations effectuées par Massimo Osanna, Stéphane Verger, Paolo Giulierini -directeur du Musée Archéologique National de Naples-, Anna Imponente -directrice du Pôle des Musées de Campanie- et Marta Ragozzino -directrice du Centre des musées régionaux de Basilicate-.

 
 

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Une traduction du texte de présentation de l’exposition à lire sur la page dédiée à l’exposition sur le site du Parc Archéologique de Pompéi :
 
Pompéi et les Étrusques à la Grande Palestre du site de Pompéi, est l’exposition majeure qui succède aux expositions sur l’Égypte en 2016 et la Grèce en 2017. Elle traite de la question controversée et complexe de « L’Etrurie Campanienne », des relations et des échanges culturels entre les Étrusques, les Grecs et les peuples indigènes campaniens, au carrefour desquels se trouvait Pompéi. L’exposition pompéienne complètera les événements du Musée Archéologique de Naples prévus pour le 31 mai 2019, consacrés à la redécouverte de la civilisation Étrusque au travers des antiquaires et des collectionneurs.
 
Environ 800 pièces provenant de musées italiens et européens, réparties dans 13 salles aménagées dans le portique nord de la grande Palestre, permettent d’aborder de manière approfondie la culture Étrusque, depuis les premières influences Étrusques de Campanie avant Pompéi, jusqu’à Pompéi même -une nouvelle ville Étrusque dans une Campanie multi-ethnique jusqu’à son terme- et le souvenir de certaines coutumes étrusques préservées pendant un certain temps.
 
Les matériaux en bronze, argent, terre cuite et céramique provenant de tombes, sanctuaires et habitations sont autant d’éléments offerts à l’analyse et aux comparaisons permettant d’affronter la dynamique controversée de la présence étrusque en Campanie.
 
Le cœur de l’exposition se constitue de l’ensemble des découvertes des récentes fouilles dans le sanctuaire extra-urbain de Fondo Iozzino, entre les principaux sanctuaires (dont ceux d’Apollo et d’Athena) fondés à Pompéi à la fin du VIIe siècle avant J.-C. qui ont apporté une grande quantité de matériel de la période archaïque, comme des armes et des services pour les libations rituelles, des inscriptions en langue Étrusque. Dans l’exposition, ces matériaux sont accompagnés de ceux provenant d’autres villes étrusques de Campanie - principalement Pontecagnano et Capoue - où se trouvaient d’importants lieux de culte et présentant des caractéristiques similaires à celles de Fondo Iozzino.
 
En témoignage de somptueuses tombes princières, dont appartiennent les plus importantes des grandes familles aristocratiques, nous avons les biens funéraires de la tombe Artiaco 104 de Cumes, d’un prince cosmopolite (les restes du défunt incinéré ont été déposés dans un chaudron d’argent, à la manière des héros décrits dans l’Iliade d’Homère : « Il mangea et but comme un Grec, portait pourtant des vêtements, portait des armes d’Étrurie et agissait comme un roi d’Orient ») ; ainsi que ceux d’une princesse de Montevetrano (tombe 74), près de Pontecagnano ; et ceux d’une tombe somptueuse d’un prince du Latium orientalisant (tombeau Barberini de Palestrina).
 
La dynamique des rencontres des cultures, l’intégration des groupes sociaux et le rôle de la Méditerranée en tant que théâtre de cultures fluides et d’identités isolées constituent le fil conducteur des expositions de la grande Palestre de Pompéi, qui ont débuté avec l’exposition concernant Egypte, puis Grèce et maintenant Etrurie.
 
Depuis la fin du XIXe siècle, la Campanie apparaît comme un creuset culturel pour les sciences historiques et antiques. La tâche ardue consistant à démêler cet écheveau des groupes et des ethnies, incombe à l’archéologie, avec ses instruments et ses outils philologiques.
 
L’exposition est en ce sens, comme les précédentes, reflète un chemin de recherche qui part d’un programme actif depuis plusieurs années en se divisant en projets de fouilles, d’études et de documentation. Ce qui émerge de cette opération, c’est l’idée d’une Campanie comme territoire ancien et multiethnique, ouvert aux apports et aux changements, bases fondamentales des progrès d’une civilisation. Et Pompéi qui, au cours des premiers siècles de sa vie, a sans doute été l’un des pôles structurants de la région, est devenu un paradigme pour enquêter sur la forme des villes archaïques de Campanie.

 
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