Analyse spatiale de l’Oppidum de Boviolles (Meuse) et de la ferme fortifiée de Meunet-Planches (Indre)

Olivier Buchsenschutz, Directeur de recherche émérite au CNRS - AOrOc & Thierry Dechezleprêtre, Conservateur du patrimoine - Conseil départemental des Vosges


Dernière modification : 30 avril 2018

Vendredi 13 avril 2018, 10h00-13h00, salle 235 B, École normale supérieure, 29, rue d’Ulm ou 24 rue Lhomond (sans badge), 75005 Paris.
 
Dans le cadre du séminaire « Impact des nouvelles techniques d’imagerie sur la compréhension des territoires celtiques »

Séminaire de protohistoire celtique vendredi 13 avril 2018
Séminaire de protohistoire celtique vendredi 13 avril 2018

Résumé :
 
Les vestiges de l’agglomération gauloise puis romaine de Nasium, qui s’étendent sur près de 200 hectares, se développent sur le finage des communes de Saint-Amand-sur-Ornain, Boviolles et Naix-aux-Forges (Meuse). La présence d’une fortification gauloise, occupée principalement à la fin du IIe et au Ier siècle av. J.-C., et d’une ville gallo-romaine qui lui succède à peu de distance, permet une étude privilégiée du phénomène urbain à la transition de l’âge du Fer et de l’époque gallo-romaine.
Les nombreuses découvertes de mobiliers effectuées depuis le XIXe siècle suggèrent que l’oppidum de Boviolles a connu, à la fin de l’âge du Fer, une occupation particulièrement importante avant d’être abandonné au début de l’époque augustéenne. Les prospections géophysiques, couplées à des sondages ponctuels, ont apporté de nombreuses données sur la voirie et la répartition des habitats, permettant d’appréhender l’organisation spatiale de cet important oppidum des Leuques.
 
La ferme fortifiée de Meunet-Planches a déjà été signalée par Maurice Sand au XIXe s. Puis un instituteur a découvert des fiches de « mur gaulois ». D. Jalmain a fait une prospection aérienne qui révélait la présence d’un double fossé. Une fouille a mis au jour le rempart, et enfin une prospection géophysique a détaillé les vestiges de l’intérieur du site. L’analyse approfondie de ses résultats a permis de détecter de nouvelles fiches en place, mais aussi des fours pour la réduction du Fer du Ve s. BC.
 
Responsables : Michel Dabas, Katherine Gruel & Thierry Lejars


Organismes partenaires :

AOrOc - UMR 8546-CNRS/ENS CNRS-Centre National de la Recherche Scientifique ENS - École normale supérieure - PSL EPHE - École Pratique des Hautes Études Investir l’avenir