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Circulations et échanges dans l’ouest de l’océan indien


Dernière modification : 23 juin 2017

 Numismatique et histoire des royaumes grecs de l’Asie Centrale et de l’Inde du Nord-Ouest et de leurs successeurs pré-kushans

La conquête d’Alexandre (329-327 av. J.-C.) fait entrer pour trois siècles l’Asie Centrale, depuis le bassin de l’Oxus jusqu’à celui de l’Indus, dans l’orbite du monde hellénisé et l’empreinte grecque qu’elle en reçoit durant cette période se fera sentir longtemps encore après l’effondrement du pouvoir politique grec dans la culture et les structures politico-administratives des principautés nomades et de l’État kushan qui prennent la place de celui-ci. En raison de la rareté des sources textuelles tant classiques qu’indiennes sur l’histoire de ces royaumes gréco-orientaux, et du caractère encore limité de la documentation archéologique, la base de notre connaissance historique demeure pour le moment et demeurera longtemps encore le riche matériel monétaire frappé par ces rois grecs de l’Asie Centrale et de l’Inde du Nord-Ouest.
Recruté au CNRS comme chercheur en 1989, Christie Osmund Bopearachchi s’est spécialisé dans l’étude des monnaies gréco-bactriennes, indo-grecques, indo-scythes, indo-parthes et kushanes. Les données alors à disposition se limitaient à peu près à 60 000 exemplaires connus, tandis qu’aujourd’hui on en connaît plus de 350 000. La tâche qui s’impose en premier lieu et qui conditionne le développement de la recherche, si l’on veut écrire cette histoire sur des bases élargies et solides, est de répertorier aussi complètement que possible le matériel ancien et nouveau, en grande partie inédit et très dispersé, et de reprendre l’étude de l’ensemble de ces séries en utilisant des méthodes numismatiques plus fines et plus rigoureuses.

  L’archéologie des sites fluviaux et maritimes (Ve av. J.-C.- Xe ap. J.-C.) du littoral ouest et sud de Sri Lanka (Ceylan)

Ces recherches se situent dans le cadre d’un programme mené depuis 1993 par O. Bopearachchi, directeur de la Mission française de coopération archéologique au Sri Lanka, en collaboration avec le Département d’Archéologie du Sri Lanka et grâce à une subvention accordée par la Commission Consultative des Recherches Archéologiques à l’étranger du Ministère Français des Affaires étrangères.
L’objectif de la Mission française de coopération archéologique au Sri Lanka est d’effectuer une reconnaissance systématique des sites portuaires et entrepôts fluviaux et maritimes des côtes ouest et sud de l’île, et d’étudier les étapes de son peuplement, le caractère des différents sites et leur durée d’occupation, et surtout de découvrir des traces archéologiques de la place importante que l’île occupe dans les échanges commerciaux de l’Océan Indien.