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L’Atlas de l’Asie centrale

Un patrimoine en danger : les moyens et les enjeux


Dernière modification : 3 mars 2017

  • 1. Définition des contours technologiques et scientifiques de ce programme aujourd’hui

C’est un programme de développement d’un système d’information géographique conçu autour d’une interface géographique opensource et enrichi par une base de données en SQL. L’intérêt est de pouvoir ainsi croiser les documents cartographiques et les bases de connaissances (type d’agglomération, géo- environnement, données chronologiques céramique, numismatique…) au sein de programmes existants et que l’on continue à développer dans le cadre de l’UMR8546 (http://www.chronocarto.ens.fr/gcserver/patlas).
Ce système d’information permet ainsi de conçu recueillir, stocker, traiter, analyser, gérer et présenter tous les types de données spatiales et géographiques suivant des mots clés qui auront été prédéfini à partir de la base de données. Par là-même, l’objectif scientifique sera de faire l’état des informations dont nous disposons en nous appuyant sur des outils adaptés aux problématiques de terrain et en renouvelant notre base de connaissance.
Cet inventaire du patrimoine archéologique englobe en particulier l’Afghanistan et l’Ouzbékistan grâce à des travaux déjà publiés ou pouvant être mis à disposition (prospection dans la vallée du Surkhan Darya et dans la vallée du Zeravshan). Cette action a également pour objectif d’associer et de renforcer les actions patrimoniales et de formation de la DAFA. Elle couvre les mêmes champs d’investigation dans une démarche scientifique conjointe et coordonnée. Il s’agit pour l’essentiel de faire l’état des vestiges en place, en les localisant et en y apportant autant d’information que possible sur le contexte. L’important est de fournir à l’Institution locale l’ensemble des pièces du dossier (photos, données géographiques) et de clairement indiquer où se trouve les objets découverts et d’en faire une liste exhaustive. Une homogénéisation des protocoles d’enregistrement des données est importante à établir afin que les informations pussent être exploitées a posteriori. Le concept d’enregistrement qui sera mis en place a pour objectif de rassembler les données publiées et pérenniser les données obtenues.

  • 2. La documentation à notre disposition
  • Des études de terrain anciennes mais aussi récentes : Prospection de J.-C. Gardin entre 1974 et 1978, de S. Stride sur le Surkhan Darya entre le 1995 et 2000 le, de R. Besenval sur la région de Bactres entre 2004 et 2007
  • Des études récentes sur la région de Kabul et des bases de références renouvelées pour la datation pour les sites antiques et médiévaux.
  • Un fond cartographique géoréférencé important sur les régions de l’Asie centrale (Turkmenistan, Ouzbekistan, Tadjikistan, Pakistan, Afghanistan) en version Bitmap et en vectoriel d’environ 2235 cartes du 1/1 000 000e au 1/50 000e (suivant les régions !).
  • 3. Au-delà des enjeux de l’Asie centrale : un patrimoine en danger

L’intérêt du travail sur l’Asie centrale, et tous les pays en danger en général, est l’existence d’un patrimoine très riche, avec une documentation à la fois complète par l’existant, mais partielle dans sa vision. Une grande partie des découvertes a été le fruit de trouvailles fortuites au gré des prospections. Mais c’est une image tronquée et qui le restera, en raison de l’urbanisme galopant, si un inventaire n’est pas rapidement réalisé. Nous sommes donc face à un patrimoine en danger.
Ce travail de localisation et de cartographie est d’autant plus nécessaire que nombre de sites sont victimes de pillages et de destructions multiples, tandis que d’autres s’effacent progressivement du fait des travaux de mise en culture et en irrigation. Il importe donc de pérenniser les informations disponibles et de sauver ce qui est possible avec des interventions d’urgence ponctuelles, car d’ici quelques années plusieurs sites auront disparu.