Colloque international : Archéologues et historiens de l’art à l’épreuve de la Grande Guerre

Organisation : Annick Fenet (UMR 8546 AOrOc, CNRS / ENS), Sara Nardi-Combescure (UMR 8546 AOrOc, CNRS / ENS) et Michela Passini ( UMR 8066 IHMC, CNRS / ENS / Panthéon-Sorbonne)


Dernière modification : 17 mai 2018

Vendredi 27 janvier 2017, salle Jaurès, École normale supérieure, 29, rue d’Ulm, 75005 Paris.
 
Samedi 28 janvier 2017, salle Dussane, École normale supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
 
Entrée dans la limite des places disponibles

Colloque 27 et 28 janvier 2017
Colloque 27 et 28 janvier 2017

Résumé :
 
Vivant souvent pour la science, le passé et le patrimoine, placés dans des situations de collaborations et d’amitié avec des collègues étrangers, les archéologues et les historiens de l’art du début du XXe siècle ont vu la Première guerre mondiale bouleverser leurs recherches et leurs réseaux. Mobilisés ou non, ils ont continué, autant que possible, leurs travaux sur le front et à l’arrière. Le conflit a aussi poussé une grande majorité d’entre eux à s’impliquer dans la société contemporaine : par des prises de position, par des initiatives d’ordre national ou international, ou encore, au sein de leur univers professionnel, par des ruptures de relations existantes ou la naissance de contacts nouveaux. Par leur expérience de ces années terribles, leur regard sur leurs spécialités ou disciplines a changé et a pu infléchir, dans les deux décennies qui ont suivi, leur pensée ou leurs pratiques.
Le colloque Archéologues et historiens de l’art à l’épreuve de la Grande Guerre, co-organisé par Annick Fenet (AOrOc), Sara Nardi-Combescure (AOrOc) & Michela Passini (IHMC), s’insère dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Il réunira des intervenants français et étrangers, afin de réfléchir sur cette thématique dans une perspective transnationale.
Au delà des parcours personnels, on s’interrogera sur les engagements (ou leur absence) de ces hommes et femmes dans la guerre et devant les alliances ou oppositions politiques et nationalistes ; sur les modalités de la poursuite de leurs travaux, malgré le conflit, sur le terrain ou à l’arrière ; sur l’impact intellectuel que la guerre a pu avoir sur leur itinéraire scientifique et leurs visions du passé. Le colloque porte sur l’histoire de l’archéologie et de l’histoire de l’art dans le premier quart du XXe siècle. Pluridisciplinaire, il réunira des contributeurs qui sont aussi bien des historiens contemporanéistes que des antiquisants.
 
Programme :
 
Vendredi 27 janvier – 29 rue d’Ulm, amphi Jaurès
Matin
 
9h30-9h45 : accueil des participants
 
9h45-10h05 : présentation du colloque
 
Bouleversement des relations internationales : bouleversement des relations savantes ?
 
10h05-10h30 : Ève Gran-Aymerich, ‘La belle internationalité’ des sciences de l’Antiquité à l’épreuve de la Grande Guerre
 
10h30-10h55 : Jürgen V. Ungern-Sternberg, Camille Jullians Ansichten über Deutschland im Wechsel der Zeiten
 
10h55-11h15 : pause café
 
11h15-11h40 : Massimiliano Munzi, Archeologi italiani attraverso la Grande Guerra
 
11h40-12h05 Francisco Gracia-Alonso, Les préhistoriens espagnols face à la Grande Guerre
 
12h05-12h45 : discussion animée par Bénédicte Savoy, Présidente de séance
 
12h45 –14h15 : pause déjeuner
 
Après-midi
 
Faire de l’archéologie autrement

14h15-14h40 : Hervé Duchêne, Échanges épistolaires au temps de la Grande Guerre : archéologues et historiens de l’art en correspondance avec Salomon Reinach
 
14h40-15h05 : Corinne Bonnet, « Une diversion à l’obsession anxieuse du présent et de l’avenir » : voyager en pensées, avec Franz Cumont, entre Syrie, Rome et Belgique, pendant les années de guerre
 
15h05-15h30 : Silvia Laura, The Great War and the shaping of Hittitology in the framework of Ancient Near Eastern Studies
 
15h30-15h50 : pause café
 
15h50-16h15 : Charlotte Trümpler, Theodor Wiegand, la photographie aérienne archéologique et le commandement allemand-turc pour la protection des monuments anciens
 
16h15-16h40 : Svetlana Gorshenina, L’archéologie en Asie centrale au début du XXe siècle entre Première Guerre mondiale, révoltes, famine et révolution
 
16h40-17h30 : discussion animée par Bruno Belhoste, Président de séance
 
Samedi 28 janvier – 45 rue d’Ulm, salle Dussane
 
Matin
 
Enseignements en guerre
 
09h45-10h10 : Annick Fenet, Conférences archéologiques et pratiques de l’enseignement sur l’Antiquité durant la Première Guerre mondiale
 
10h10-10h35 : Marie Tchernia-Blanchard, L’enseignement de l’histoire de l’art comme enjeu politique ? Le fonctionnement de l’École du Louvre pendant la Grande Guerre
 
10h35-11h00 : Émilie Oleron Evans, Vers une discipline ? Les discours sur l’art au Royaume-Uni pendant la Première Guerre mondiale
 
11h00-11h20 : pause café
 
Conservation d’un patrimoine en danger
 
11h20-11h45 : Christina Kott, Retour sur Paul Clemen et son réseau, 1914-1918
 
11h45-12h10 : Fabio Pagano, Difendere la memoria. I musei italiani in ‘divisa da guerra’
 
12h10-12h55 : discussion animée par Sylvie Le Ray Burimi, Présidente de séance
 
13h00-14h00 : déjeuner - fin du colloque


Organismes partenaires :

AOrOc - UMR 8546-CNRS/ENS CNRS-Centre National de la Recherche Scientifique ENS-Ecole Normale Supérieure, Paris. LabEx TransferS PSL - Paris Sciences Lettres - Université Paris