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ANR CAECINA 2014-2017

Contacts et Acculturation dans l’Étrurie Classique : Images, Notions, Artefacts


Dernière modification : 23 février 2017

Son objectif est d’étudier les mutations de la société étrusque entre son émergence et sa disparition (VIIe-Ier siècle av. J.-C.), au contact des peuples italiens (Celtes, Ligures, Romains...) et méditerranéens (Grecs, Carthaginois...), tant du point de vue matériel que du point de vue culturel, en portant une attention particulière aux phénomènes d’hellénisation, de celtisation et de romanisation.

Coordinateur : Vincent Jolivet

Partenaires : UMR 8546, AOROC et École française de Rome

La société étrusque n’émerge véritablement qu’au VIIe siècle av. J.-C., lorsque s’intensifient les contacts entre l’Italie centrale et le monde oriental et grec ; dès lors, et jusqu’à sa disparition au Ier siècle av. J.-C., elle se caractérise à la fois par une très grande perméabilité aux influences extérieures, et par une très grande originalité. Pour mieux appréhender ce phénomène exceptionnel et ses mécanismes, nous avons distingué quatre domaines de recherche.

Le projet qui porte sur l’Étrurie historique entre le Tibre et l’Arno dans ses rapports avec la péninsule italienne et le monde méditerranéen se focalise sur la période allant du VIIe au Ier s. av. J.-C., pour comprendre la période comprise entre la révolution orientalisante et la disparition de la culture étrusque.

Axes de recherche privilégiés}

Cinq axes de recherche, à l’intérieur desquels chaque équipe devra définir une série de tâches ponctuelles, peuvent être distingués :

1. Le territoire et les frontières, responsable : Stéphane Bourdin

L’étude du territoire étrusque a trop souvent été artificiellement scindée, pour des raisons qui tiennent aussi bien à l’histoire de la recherche qu’aux divisions administratives modernes, entre spécialistes de l’Étrurie septentrionale et de l’Étrurie méridionale. L’élaboration pour cette région d’un instrument déjà expérimenté avec succès ailleurs, l’Atlas de l’Âge du Fer, aidera à saisir l’évolution de la culture étrusque dans sa globalité. La fouille d’un exceptionnel hypogée étrusque hellénistique, insérée dans une étude plus large du phénomène rupestre en Etrurie interne, offrira l’opportunité de prendre la mesure de la dette de l’Etrurie par rapport au monde macédonien et d’Asie Mineure au cours d’une période charnière de l’histoire du monde étrusque l’époque hellénistique. Enfin, l’examen des frontières terrestres, mouvantes aussi bien sur le plan historiographique que dans leur réalité historique, permettra d’aller au plus près de l’étude des évolutions induites par les peuples italiques – Ligures, Ombriens, Sabins, Latins... – avec lesquels les Etrusques ont été en contact.

Avec la participation de Katherine Gruel et Stéphane Verger, ainsi que de Laura Ambrosini, Cécile Batigne, Séverine Bézie, Henri Broise, Francesca Caprioli, Fiorenzo Catalli, Veronica Ciciolani, Giuseppina E. Cinque, Fanny Coche, Hélène Eristov, Françoise Gaultier, Laurent Haumesser, Thibault Lanfranchi, Julie Leone, Barbara Lepri, Edwige Lovergne, Natacha Lubtchansky, Frédérique Marchand, Laetitia Marchesson, Thierry Martin, Lucie Motta, Albéric Olivier, Carlo Persiani et Antonio Tagliacozzo.
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2. Étrusques et Celtes, responsable : Thierry Lejars

Pourtant, certains des facteurs d’évolution les plus importants exercés sur le monde étrusque ne proviennent pas des peuples autochtones, mais de contacts avec les Celtes venus s’installer, par vagues successives, dans le Nord de l’Italie, et en particulier dans une zone étrusquisée de longue date, l’Émilie-Romagne et les Marches actuelles. Cette région constitue donc un important laboratoire d’analyse de phénomènes culturels et anthropologiques mêlant fonds autochtone, culture étrusque et apports celtes, et de ses conséquences sur l’évolution de la culture étrusque, notamment au travers de l’étude de la classe dominante dans ces échanges, celle des aristocraties de frontières.

Avec la participation de Katherine Gruel et Stéphane Verger, ainsi que de Renaud Bernardet, Stefania Casini, Maria Gloria Cerquetti, Veronica Ciciolani, Maurizio Cruciani, Audrey Gouy, Raffaele de Marinis, Emmanuel Dupraz, Maurizio Landolfi, Pierre-Yves Lambert, Fabio Milazzo, Emilie Mitsakis, Paola Piana Agostinetti, Marta Rapi et Marica Venturino Gambari.
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3. Ports et zones de mouillage , responsable : Sara Combescure, Grégoire Poccardi

La zone de contact fondamentale formée par le littoral, cette autre frontière, n’a pas fait l’objet d’études approfondies portant sur les mécanismes du contact et de l’échange, et sur leur impact sur l’évolution de la société étrusque. Nous nous proposons donc de l’étudier au travers d’une étude de cas approfondie, celle du littoral de la grande métropole étrusque de Cerveteri, dont les échanges avec le monde méditerranéen ont été particulièrement précoces et intenses, et où l’implantation de colonies romaines a induit des mutations sociales profondes et irréversibles.

Avec la participation de Sara Nardi et de Grégoire Poccardi, ainsi que de Nathalie André, Marco Anzidei, Manuel Botte, Solène Chevalier, Flavio Enei,Véronique Picard, Francesca Romana Stasolla et Ibtisem Tounsi.
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4.L’évolution de la langue étrusque, responsable : Gilles van Heems

Ce domaine, très largement transversal, sera appelé à dialoguer étroitement avec les quatre précédents. Il vise à appréhender les métamorphoses de la société étrusque au travers de deux approches distinctes : l’étude proprement linguistique, afin de préciser la nature et l’intensité des contacts avec les autres peuples ; celle de l’évolution du vocabulaire de la société étrusque, révélatrice de changements intervenus à la faveur de ces contacts, ou au lendemain de la conquête romaine.

Avec la participation de Valentina Belfiore, Enrico Benelli, Clara Berrendonner, Dominique Briquel, Maire-Laurence Haack, Jean Hadas-Lebel et Paolo Poccetti.
Évolution du vocabulaire de la société étrusque au contact des autres langues, et contribution à la base de données.

Par la diversité de ces approches, par la combinaison d’étude de cas concrets, de réflexions plus larges, d’enquêtes et de prospections archéologiques, et par la confrontation suscitée à la faveur de séminaires ou de colloques, ce projet devrait nous permettre de reposer de manière dynamique, et sur des bases nouvelles, la question de l’émergence, de l’évolution et de la disparition de la société et de la culture étrusques.
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Projet sur le site de l’ANR.
Voir auusi Vidéos sur l’école thématique AOROC-Bibracte 3


Organismes partenaires :

AOROC - UMR8546-CNRS/ENS ANR CAECINA ANR-Agence Nationale de la Recherche Ecole française de Rome