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ANR RECAP (2015-2018)


Dernière modification : 7 septembre 2017

Confrontés à un risque récurrent, les bâtisseurs du monde romain ont-ils développé des techniques de construction anti-sismiques ? Telle est la question que le programme RECAP (REConstruire Après un séisme : expériences antiques et innovations à Pompéi) se propose d’éclairer.

Initié en janvier 2015, il associe quatre partenaires principaux, le laboratoire AOrOc (UMR 8546), l’Inria (UMR 8538), l’IPGP (UMR 7154) et le CJB (USR 3133) aux côtes de quatre collaborateurs, l’ISTerre (UMR 5275), l’Università degli Studi di Napoli Federico II, l’Università degli Studi di Padova, et la Surintendance de Pompéi. Ce programme est fondé sur une approche fortement interdisciplinaire qui sollicite de façon étroite archéologie de la construction, sociologie, informatique, ingénierie structurelle et géologie.
Sur le site de Pompéi, envisagé comme un laboratoire emblématique, trois objectifs sont déclinés :
1) Evaluer l’intensité des impacts sismiques, à partir de l’identification archéologique des anomalies architecturales et d’une modélisation de la résistance structurelle ;
2) Produire un atlas des techniques de construction post-sismiques ;
3) Appréhender la conscience de la vulnérabilité que pouvaient avoir les bâtisseurs dans les opérations de reconstruction.
A cette fin, deux études de cas ont été sélectionnées, permettant de saisir les modalités de la construction publique et privée, à l’échelle locale : d’une part, les châteaux d’eau, éléments vitaux et prioritaires dans le fonctionnement urbain, et, d’autre part, une grande villa aristocratique, la Villa de Diomède. A l’échelle urbaine, une étude d’ensemble est menée sur une région entière de Pompéi (Regio VII), afin de caractériser les opérations de réfection consécutives aux tremblements de terre. Elle permettra de dresser un tableau dynamique de l’économie de la reconstruction, impliquant la mobilisation d’hommes, de savoirs et de matériaux.
Au-delà du cas pompéien, une plus large réflexion est proposée sur la mémoire du risque en Campanie, en incluant la zone vésuvienne et la zone des champs Phlégréens.

->[http://recap.huma-num.fr/webpublic/] et sur le site de l’ANR.

Pompéi, Villa de Diomède. Exemple d’étude ingéniérique : résultat de l’étude dynamique du secteur sud-est (Università degli Studi di Padova).
Pompéi, Villa de Diomède. Exemple d’étude ingéniérique : résultat de l’étude dynamique du secteur sud-est (Università degli Studi di Padova).