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BEIGE (Base Epigraphique Italie, Gaule, Espagne).


Dernière modification : 16 octobre 2017

La Base Beige a bénéficié d’un premier financement dans le cadre de l’ANR EPIPOLE, puis d’un finacement du Labex Transfers et enfin de l’ANR CAECINA

Le recensement des inscriptions passe par l’élaboration de la base de données BEIGE (Base Epigraphique Italie, Gaule, Espagne). Elle a vocation à permettre le stockage, l’interrogation et l’alimentation des données (supports, contextes de chaque forme d’écriture, connaissance de chaque type d’emplacement, avec des indications sur les écritures et les alphabets utilisés), et bénéficie de l’existence de deux bases de données antérieures :

  • la base EPIPOLES sur les inscriptions funéraires étrusques d’Italie (M.-L. HAACK), réalisée dans le cadre d’un programme ANR (2005-2009) et rendue accessible en ligne entre 2009 et 2010. Un rapport sur cette base de données MySQL a été rédigé en octobre 2013 (A. TRICOCHE), accompagné d’une proposition modélisée de structuration, susceptible de servir de fondement à la future base.
  • la base BDD-Ibère sur les inscriptions paléohispaniques dans le Nord-Est de la péninsule Ibérique et le Sud de la Gaule, réalisée par Coline RUIZ-DARASSE. Conçue selon sa logique propre, cette base permettrait à terme de nourrir la future base d’un grand nombre de données, après fusion des 2 bases dans un système de structuration unique.

Ainsi envisagée, la base de données Beige aurait pour particularité majeure de proposer un recensement centralisé à l’échelle du monde préromain, les autres bases de données existantes se contentant de répertorier les inscriptions d’une langue ou d’une zone particulière (voir, pour l’étrusque, la base de données Etruscan Texts Project [R. WALLACE, University of Massachusetts Amherst] ou, pour les langues paléohispaniques, le Banco de Datos de Lenguas Paleohispánicas HESPERIA [Javier DE HOZ, Universidad Complutense de Madrid]).

Grâce à ses possibilités de recherche multicritères, cette base de données constituera un préalable à l’étude des phénomènes de contact linguistique (et donc du changement, de l’acquisition, de la koinèisation, de l’appropriation), l’étude des processus d’interaction entre contexte social, contexte politique et contexte d’énonciation dans lesquels se produisent ces phénomènes de contact et le rôle du langage dans les structures identitaires collectives.

Le classement et l’analyse de ces informations, ainsi que la prise en compte des noms personnels, des termes ethniques, et des toponymes, permettront de présenter des avancées plus précises et mieux documentées de phénomènes comme la variation et la fluidité des contacts, le rôle et la durée des interactions, l’importance des représentations et des attitudes linguistiques qui peuvent influencer les pratiques, éléments auxquels les travaux récents de la sociolinguistique nous invitent à porter attention.


Organismes partenaires :

ANR CAECINA LabEx TransferS TGIR Huma Num