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Matériaux et systèmes constructifs


Dernière modification : 18 septembre 2016


 Première table ronde sur les enduits muraux pré-romains, mars 2014

Les enduits muraux pré-romains en Gaule

Une table ronde organisée par l’APPA-CEPMR, avec la collaboration de l’UMR 8546, CNRS-ENS, s’est tenue au Centre de conservation et d’études archéologiques (CCEA)(Soissons, Saint-Jean-des-Vignes) le 4 mars 2014. Une publication est prévue.

Quelques éléments retenus

La communauté archéologique rencontre en opération des enduits muraux pré-romains, et l’équipe du centre de Soissons (archéologues et restaurateurs de l’APPA-CEPMR) est confrontée à des problèmes d’étude et de conservation.
La rencontre organisée par leurs soins (avec la collaboration de l’UMR 8546 CNRS-ENS) a posé les premiers jalons d’une série de tables rondes ouvertes aux archéologues et spécialistes.
Il en ressort qu’un état sur la question reste à dresser pour la période pré-romaine, des sites et découvertes sont à recenser et à caractériser. Il s’agit de les rendre plus familiers aux spécialistes du monde romain, tout en montrant à ceux du monde pré-romain comment des problèmes de fouille, de recomposition, de conservation, d’étude et de publication peuvent être abordés de manière interdisciplinaire.
Dans cette phase de réflexion, les problèmes rencontrés en Gaule sont prioritaires et doivent être évalués en termes de périodisation et de localisation. Entre les débuts de l’âge du Bronze et la conquête de territoires par César, en passant par la phase de colonisation grecque, des distinctions apparaissent.
Les structures porteuses, le mobilier et les matériaux soulèvent la question des supports décorés, de l’apparition et de la diffusion des motifs, des techniques mises en œuvre en fonction des contextes et les périodes. Selon les implantations (rives côtières, montagnes, fleuves), des entités culturelles sont sans doute à cerner.

 Déroulé de la journée

La rencontre a tenu ses promesses. Elle a réuni près de quatorze participants, accueillis devant le CCEA par S. Groetembril (chargée d’étude à l’APPA) et D. Roussel (conservateur en chef du patrimoine de la ville de Soissons). Chacun fut invité à se présenter en début de séance. Un repas avait été organisé à l’APPA-CEPMR, donnant tout loisir à ceux qui ne le connaissait pas de découvrir le laboratoire, ses activités, dont des remontages de peintures murales en cours. Une visite du CCEA a ponctué la pause repas. Un journaliste de l’Union a publié le 11 mars un article, suite à son passage en fin de journée.

 Les communications

Une dizaine de communications a permis d’aborder plusieurs aspects. Les titres, évocateurs, sont rappelés ici dans l’ordre du programme :

  • L’Introduction (S. Groetembril, C. Allag)
  • La reconnaissance des constructions en terre crue sur les opérations archéologiques (Ch. Borgnon)
  • La question de l’architecture en terre et enduits du Néolithique à l’Age du fer en France septentrionale (Th. Nicolas)
  • La chaux dans les enduits pré-romains dans le Nord de la Gaule : présence accidentelle ou occasionnelle (A. Coutelas)
  • Pasly (Aisne), des enduits de la Tène ancienne (S.Groetembril, S. Desenne)
  • Aperçu des enduits peints de Marseille grecque (A.-M.d’Ovidio)
  • Les enduits muraux protohistoriques du sud de la France (Languedoc-Provence) (C.-A. de Chazelles).
  • Un jalon manquant : Batilly-en-Gâtinais (Loiret) (S. Liégeard excusée, C. Allag et C. Allonsius).
  • Les enduits de Tintignac (Corrèze) : tradition indigène à la lisière de la romanisation (Ch. Maniquet excusé et S. Groetembril).
  • Les enduits de terre, quelques exemples du Ier au IIIe siècle de notre ère (F. Monier).

 Le débat de clôture « Recherches en cours et à venir : quelles perspectives ?

Le débat a été amorcépar Cl. Allag en rappelant des éléments de discussion (perspectives d’inventaire, de glossaire, d’analyses physico-chimique). S. Groetembril a rappelé le rôle des services archéologiques, de l’Inrap en particulier (rôle des bases régionales dans la sensibilisation), posé la question d’un corpus, et évoqué la publication de la table ronde. Le débat fut nourri et centré. Sans entrer dans le détail, il ressort la nécessité de donner une forme concrète à toute volonté qui découlerait de cette journée (en visant une exemplarité, à travers une étude de cas, sur une fouille, dans un dépôt, etc.). Tout effort de sensibilisation mérite d’être valorisé.

 A suivre

Le 12 avril les communicants ont été invités par l’APPA-CEPMR à rédiger une forme publiable de leurs contributions.


 Journée d’étude sur les terres cuites architecturales antiques, médiévales et modernes, 17 juin 2015, Auditorium de l’INHA, Paris contact : Laure Laüt


 les terres cuites architecturales antiques, médiévales et modernes

 Étudier les terres cuites architecturales antiques, médiévales et modernes : Pourquoi ? Comment ?

Depuis quelques d’années, une attention nouvelle est portée aux terres cuites architecturales en France, en particulier pour la période romaine et le haut Moyen Âge, comme l’indiquent les travaux récemment publiés ou en cours. Pourtant, ces matériaux restent encore aujourd’hui largement négligés dans le cadre de nombreuses fouilles programmées ou préventives. Des questions se posent en effet, dans la majorité des régions, sur la chronologie et la diffusion de ces tuiles, briques ou autres TCA, sur leurs techniques et structures de production (fours, ateliers…), etc. Autant de champs qui intéressent pourtant l’histoire des techniques, de l’architecture, de l’économie et de la société.

  Le réseau TCA

Afin que les chercheurs concernés par ces questions puissent être identifiés sur le territoire métropolitain (voire au-delà) et qu’ils échangent et collaborent, le « réseau TCA » a donc été créé en 2014, à l’initiative d’Alain Ferdière. Ce réseau compte aujourd’hui une cinquantaine de membres, historiens et archéologues issus d’institutions variées. Les premiers travaux ont été menés dans le cadre d’ateliers thématiques qui ont porté sur les protocoles de prélèvement et s’étendront ensuite aux aspects méthodologiques de l’exploitation des données.
Cette première journée d’étude du réseau TCA a été conçue comme une séance de « sensibilisation » aux matériaux de construction en terre cuite. Elle s’adresse à tous les acteurs de l’archéologie : étudiants et chercheurs, prescripteurs et opérateurs, archéologues de terrain, notamment les responsables d’opération qui sont confrontés à la gestion de quantités parfois importantes de TCA et souhaitent adopter les bonnes pratiques pour en tirer le maximum d’informations. Les communications tenteront d’illustrer les différentes approches possibles, en fonction des contextes et des informations recherchées. L’objectif est de faire prendre conscience à tous les archéologues de la valeur de ces artefacts dans la compréhension d’un site, de sa chronologie et de ses liens culturels ou commerciaux avec d’autres régions. Cette journée sera aussi l’occasion de présenter un protocole de terrain pour le prélèvement des TCA, qui sera distribué le jour même à tous les participants.

 Programme

  • 9h30 : Introduction
    A. Ferdière, Université François-Rabelais de Tours, UMR 7324 CITERES

Communications de la matinée (modérateur : F. Charlier)

  • 10h : Les terres cuites architecturales des Pouilles et de Basilicate (Italie) entre le VIème et le IVème s. av. J.C. : archéologie des toits en Grande Grèce , V. Capozzoli, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

- 10h30 : Analyses typologiques et macroscopiques des terres cuites architecturales de la colonie de Lugdunum/Lyon, B. Clément, Université Lumière Lyon 2, Archeodunum

  • 11h : pause
  • 11h15 : Peignage des tubuli et typo-chronologie : l’exemple de Châteaubleau (Seine-et-Marne), R. Bontrond, Service archéologique Reims Métropole
  • 11h30 : Apports des études pétrographiques : le cas du site de Bibracte, F. Delencre, Université de Bourgogne, UMR 6298 ARTeHIS

12h : Une histoire de la brique en Pays de la Loire depuis le règne d’Auguste , J.-F. Nauleau, INRAP

Communications de l’après-midi (modératrice : V. Mataouchek)

  • 14h : La production de la terre cuite architecturale durant le haut Moyen Âge à Saran (Loiret) , S. Jesset, Service archéologique municipal d’Orléans
  • 14h30 : Archéologie des couvertures médiévales : pourquoi ? comment ? S. Aumard, Centre d’études médiévales Saint-Germain d’Auxerre, UMR 6298 ARTeHIS
  • 15h : La datation archéométrique des terres cuites architecturales : quelles méthodes ? potentiels et limites, S. Blain, F.R.S-FNRS - Centre Européen d’Archéométrie de l’Université de Liège
  • 15h30 : pause
  • 15h45 : Pourquoi étudier des carreaux de pavement d’époque moderne ? E. du Bouëtiez, INRAP
  • 16h : Présentation du protocole de prélèvement préconisé par le réseau TCA , F. Charlier, Archeodunum
  • 16h30 : Conclusion et perspectives pour le réseau TCA, L. Laüt, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UMR 8546 AOROC

 Lundi 14 décembre 2015 de 10h à 17h30, Bibliothèque de la Sorbonne, salle de Formation, 17, rue de la Sorbonne, 75006 Paris

Dans le cadre du séminaire Histoire de la construction


 Les métiers du bâtiments


Séminaire organisé par le laboratoire de médiéviste occidentale de Paris, le centre de théorie et analyse du droit et le laboratoire Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident
Programme :

10h. Introduction
10h15 Nicolas Tran, professeur d’histoire romaine, Université de Poitiers, Institut universitaire de France
Associations professionnelles et entreprises de construction dans la Rome impériale
11h15 Elisa Erioli, docteur en philologie romane et culture matérielle, archiviste, enseignante à l’Université de Bologne.
Les métiers du bâtiment à Bologne au bas moyen âge

12h30-14h Déjeuner

14h Emanuela Garofalo, Maître de conférences en Histoire de l’architecture à la Faculté d’Architecture de l’Université de Palerme
The construction trades in Sicily between late Middle Ages and the beginning of Early Modern Age (14th-16th century) : professions and expertise
15h Valérie Nègre, Professeur d’histoire à l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris La-Villette
Les métiers intermédiaires entre architecte, ingénieur et entrepreneur aux XVIIIe et XIXe siècles
16h15 Revue de publications récentes sur l’histoire de la construction
Atelier : « une construction éphémère : le théâtre médiéval de Romans »


 Lundi 11 janvier 2016 de 10h à 17h30, Amphithéâtre du Centre Mahler, Université Paris I - Panthéon-Sorbonne, 9, rue Mahler, 75004 Paris (métro Saint-Paul)

Dans le cadre du séminaire Histoire de la construction


 L’administration des bâtiments


Séminaire organisé par le laboratoire de médiéviste occidentale de Paris, le centre de théorie et analyse du droit et le laboratoire Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident
Programme :

10h. Etienne Hamon, Professeur d’histoire de l’art à l’université de Picardie-Jules-Verne
Vincent Gelée, clerc et payeur des œuvres du roi de Charles VIII à François Ier

11h15 Anne Daguet-Gagey, Professeur d’histoire romaine à l’Université d’Artois (Arras) et à l’Institut Catholique de Paris
Les opera publica à Rome sous la République et l’Empire : construction, financement, administration

12h30-14h Déjeuner

14h Agnès Bérenger, Professeur d’histoire romaine à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3
L’Etat romain et l’administration des bâtiments dans les provinces de l’empire

15h François Petrazoller, Conservateur en chef du patrimoine, Directeur des Archives départementales des Vosges
L’administration des bâtiments de Strasbourg au XVIe siècle

16h15 Revue de publications récentes sur l’histoire de la construction

Atelier : « Une construction éphémère : le théâtre médiéval de Romans » : un dossier de Marie Bouhaik, CNRS (suite)


 Lundi 14 mars 2016 de 10h à 17h30, Bibliothèque de la Sorbonne, salle de formation, 17, rue de la Sorbonne, 75006 Paris

Dans le cadre du séminaire Histoire de la Construction


 La terre et le sable, matériaux insignifiants ?


Séminaire organisé par le laboratoire de médiéviste occidentale de Paris, le centre de théorie et analyse du droit et le laboratoire Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident
Programme :

10h Introduction
10h15 Claire‐Anne de Chazelles, CNRS, ASM, Archéologie des Sociétés
Méditerranéennes, UMR 5140
Les usages de la terre crue dans la construction. Aspects techniques, culturels et
historiques

11h15 Arnaud Coutelas, Arkemine SARL, UMR 8546 (CNRS‐ENS Paris)
Sables, graviers et autres granulats dans les mortiers et bétons de chaux gallo‐romains
12h30‐14h Déjeuner
14h « Le sable : enquête sur une disparition »
Projection du documentaire de Denis Delestrac, produit par ARTE France, 2011,
sélectionné par plus de 40 festivals et récompensé à 15 reprises
.
15h30 Philippe Villeneuve, Architecte en chef des monuments historiques
L’usage du sable dans la construction et la restauration de l’église Notre‐Dame de
Royan de l’architecte Guillaume Gillet (1958)

16h15 Revue de publications récentes sur l’histoire de la construction
Atelier : « une construction éphémère : le théâtre médiéval de Romans »


 Lundi 9 mai 2016 de 10h à 17h30, Amphithéâtre du Centre Mahler, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 9, rue Mahler, 75004 Paris

Dans le cadre du séminaire Histoire de la construction


 Une histoire des malfaçons : désordres, vices, lésions, défauts, ratés, repentirs, erreurs pathologies, dégradations, détériorations et corruptions


Séminaire organisé par le laboratoire de médiéviste occidentale de Paris, le centre de théorie et analyse du droit et le laboratoire Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident
Programme  :

10h. Hélène Dessales et Robert Carvais
Introduction

10h15 Carla Maria Amici, Professeur de Topographie Antique à l’Université de Lecce

Modifications en cours de chantier : une clef d’interprétation des édifices antiques

11h15 Pauline Ducret, doctorante en Histoire Ancienne à l’Université Paris 8 – Saint-Denis
Entre malfaçon et montage juridique : Verrès et la restauration du temple des Castors

12h30-14h Déjeuner

14h Marc Viré, archéologue, ingénieur de recherche INRAP, LaMOP, UMR 8589
Collège des Bernardins. Désordres dans le grand logis.

15h Yehudi Morgana, doctorant en Histoire de l’architecture, Ensa Paris La Villette
Les édifices sont des chantiers permanents. Cas de L’opéra Garnier (1875-1939).

16h15 Revue de publications récentes sur l’histoire de la construction
Atelier : « Une construction éphémère : le théâtre médiéval de Romans » : un dossier de Marie Bouhaik, CNRS (suite)


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