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Langues et épigraphies pré-romaines


Dernière modification : 11 septembre 2017

Dans des domaines où l’archéologie fait défaut ou ne permet qu’une vision très fragmentaire, l’étude des sources écrites permet de hiérarchiser, de compléter les observations de terrain et les résultats de l’examen attentif des artefacts. L’étude des civilisations celtique et étrusque est donc enrichie par l’apport de la littérature et de l’épigraphie. On s’intéressera aux textes romains et grecs sur les Celtes, les Étrusques et les Italiques. Que disent des civilisations celtiques, étrusques et italiques, les textes écrits dans ces langues d’attestation fragmentaire que sont le gaulois, les langues italiques et l’étrusque ? Pour le gaulois, on peut évoquer l’achèvement du programme F.E.R.C.AN (rédaction de notices étymologiques pour les théonymes) et de collaborer avec Juan Luis GARCIA ALONSO (Saragosse) sur l’établissement d’un répertoire des toponymes celtiques antiques.

Personnes engagées dans ce thème de recherches

 

BRIQUEL Dominique (Pr. Univ. Paris IV) - BRUNAUX Jean-Louis (DR2, CNRS) - LAMBERT Pierre-Yves (DR1, CNRS) - SIMON-MAHÉ Mathilde (MCF, ENS-Paris)

 

Convention avec leur université en cours : Dupraz E. - HAACK Marie-Laurence (PR2, Univ. Amiens) - FÉVRIER C. - VAN HEEMS G. - GUILLAUMONT Fr.

Les textes épigraphiques

On s’intéresse en priorité aux supports, genres et types de textes utilisés. L’organisation par E. DUPRAZ avec l’université de Rouen, celle de Lyon-2 et celle de Halle (Allemagne) d’une journée d’études sur « Eléments formulaires dans le Liber linteus étrusque et les Tables Eugubines ombriennes : éléments communs et caractéristiques génériques des textes » au printemps 2014 a été le point de départ de coopérations institutionnelles avec l’université de Halle et aussi celles de Jena et de Würzburg dans le domaine de la linguistique et de la socio-linguistique des langues d’attestation fragmentaire, ainsi qu’avec les universités françaises de Lyon-2 et de Rouen. L’étude privilégie l’épigraphie sabellique mais s’intéresse aussi à toutes les langues italiques et à l’étrusque dans une perspective socio-linguistique, centrée en particulier sur les genres de texte et leurs visées communicatives. Une linguistique des langues italiques et des langues celtiques anciennes et médiévales, en particulier dans le domaine de la sémantique et de la syntaxe des termes grammaticaux et de la pragmatique de leurs emplois.
Les textes gaulois mériteraient à présent un complément d’étude à la lumière des dernières avancées dans ce domaine, notamment la défixion de l’Hospitalet du Larzac, sur laquelle il y a eu très peu de publications. Ceci se fera en collaborations avec des spécialistes de textes magiques antiques comme avec des spécialistes des langues indo-européennes anciennes.

Dans le cadre de l’épigraphie étrusque, on poursuivra l’ANR EPIPOLES sous forme d’une étude des problèmes des formulaires et des alphabets en fonction de leur contexte. On s’intéressera surtout à la place, à l’apprentissage et aux usages de l’écrit. L’exemple des abécédaires servira d’appui à un examen des fonctions de l’écrit.
Un atlas des documents épigraphiques celtiques et étrusques sera réalisé.

Les textes littéraires

On s’intéressera aux textes latins qui fournissent des éléments d’information sur la divination étrusque dans la suite des travaux déjà effectués par l’équipe depuis deux décennies. Un travail de traduction est engagé par Fr. GUILLAUMONT en collaboration avec Jean-Marie ANDRÉ, Gérard FREYBURGER et Yves LEHMANN pour fournir à la Collection des Universités de France l’édition et la traduction des deux livres du De diuinatione. Les Tables rondes sur l’Etrusca disciplina se poursuivront grâce à Br. POULLE et porteront, cette fois, sur les auteurs du Ve et du VIe siècle. En outre, on s’associera avec le labex ResMed pour mener l’entreprise de numérisation des volumes déjà parus des suppléments de Caesarodunum sur l’Etrusca disciplina (6 à 7 volumes).
L’étude sur les commentaires de Servius est poursuivie. Le projet dirigé par M. Mahé-Simon et par S. Estienne est mené en parallèle avec les séminaires pour élèves. Une édition du commentaire de Servius au chant VII de l’Enéide, dans la CUF, devrait être publiée avec S. ESTIENNE (et, pour le texte, G. RAMIRES). Les actes des colloques « Quinte-Curce » et « Douris de Samos » seront publiés par M. MAHÉ.
On cherchera aussi des informations sur la langue étrusque à travers les gloses des lexicographes de l’Antiquité tardive. Une étude systématique de ces gloses fera l’objet d’une enquête précise.
Edition de textes en moyen irlandais relatifs à l’histoire biblique (en collaboration avec l’Irish Biblical Association) : la fin de l’Histoire Biblique d’après le manuscrit du Leabhar Breac ; édition et commentaire de textes mythologiques irlandais : La Bataille de Moyturra, (avec P.-Y. LAMBERT et E. DUPRAZ) ; mise en valeur des corpus de gloses médiévales (en particulier en vieux-breton).

Cet axe est soutenu par la revue Études Celtiques, associant archéologie et linguistique, dont notre équipe assure le secrétariat d’édition (cf. infra).


Jeudi 15 mai 2014, Salle : AW1.125, Université libre de Bruxelles, Campus du Solbosch, Avenue F. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles
Épigraphies marginales dans le monde méditerranéen
Journée d’études des unités de recherches Philixte et Oikoumene
Programme  :

9h30-10h00 : Accueil

10h00 : Wim BROECKART (Gand) : The Investment Structure of the Spanish Oil Business, Based on Tituli and Stamps.

10h30 : Alain MARTIN (ULB) : Les inscriptions sur lampes, à la lumière de la collection Hombert.

11h00 : Pause

11h30 : Eugène WARMENBOL (ULB) : L’occupation gallo-romaine du Trou de Han à Han-sur-Lesse (deuxième moitié du troisième siècle) à la lumière d’une nouvelle découverte épigraphique.

11h45 : Marie-Thérèse CHARLIER et Georges RAPSAET (ULB) : Menues inscriptions latines de Belgique. Quelques nouveautés.

12h30 : Déjeuner

14h00 : Bruno Rochette (Liège) : Les inscriptions juives de Venosa.

14h30 : Emmanuel Dupraz (ULB) : Le vase de Séraucourt : d’un formulaire latin à une inscription gauloise.

15h00 : Pause

15h30 : Aude Busine (ULB) : Hagiographie et épigraphie : réutilisation et interpretatio christiana d’inscriptions de l’Orient romain.

16h00 : Alain Delattre (ULB) et Naïm VANTHIEGHEN (FNRS-ULB) : Graffittis chrétiens et graffittis musulmans en Égypte.


Dominique BRIQUEL, prix Cultori di Roma 2015.
Dominique Briquel , membre du laboratoire et ancien directeur d’AOrOC a reçu hier des mains du maire de Rome, Ignazio MARINO, le prix Cultori di Roma 2015.


Mardi 17 mars 2015, à 18h, salle F, École normale supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris
Des inscriptions qui ne comportent guère que des noms propres
Prof. Gerhard Meiser, Université de Halle (Allemagne), spécialiste de langue et d’épigraphie étrusques


Colloque international, Graffites antiques : modèles et pratiques d’une écriture du 22 au 25 octobre 2015
Dix-huit communications, réparties en sessions thématiques : paléographie et linguistique, défixions,et graffites muraux, plus une session consacrée aux nouvelles découvertes.
Le colloque co-organisé par AOrOc, le Département des Sciences de l’Antiquité de l’ENS et l’association Ductus se tiendra à l’ EPHE (Bâtiment Le France), 190-198, avenue de France. 75244 Paris cedex 13

L’objet est de réunir des épigraphistes, historiens, linguistes et archéologues sur plusieurs problématiques associées à l’écriture latine dans ses emplois au quotidien, écrits utilitaires, graffites sur objets personnels, graffites muraux etc.

  • D’abord, les problèmes paléographiques : formes de lettres et styles d’écritures. La cursive latine regroupe de nombreux modèles d’écriture, selon le lieu et le temps, mais aussi selon les instruments et les supports employés.
  • Ensuite, la variation linguistique : les inscriptions sur « l’instrumentum » sont proches de la langue parlée, et semblent être le vecteur privilégié des parlers locaux, mais en fait de nombreuses langues étrangères au latin avaient déjà leur écriture et leurs traditions épigraphiques avant d’entrer dans la zone d’influence romaine ; on s’intéressera à différents cas, dans les provinces romaines du bassin méditerranéen occidental.
  • Par ailleurs, par une meilleure contextualisation des graffites muraux, les épigraphistes comprennent mieux aujourd’hui leur localisation dans l’habitat ou dans l’espace public ; la prise en compte des données archéologiques suggère parfois de nouvelles lectures, de nouvelles interprétations des marques de fabrique ou des indications chiffrées liées au processus de fabrication. Enfin, quelques communications seront réservées à la présentation de nouveaux gisements de graffites ou d’autres documents écrits.

 Les enjeux scientifiques

Il y a une dizaine d’années, on redécouvrait les inscriptions mineures, celles qui étaient gravées sur des supports peu nobles, celles qui étaient associées à la vie quotidienne, au commerce (marques de fabrique, indications de contenu), et à l’espace domestique. Ces inscriptions n’avaient pas suscité beaucoup d’intérêt jusqu’alors. Le caractère anecdotique et même parfois choquant des graffites muraux ou des textes magiques n’encourageait pas ce genre d’étude ; et les corpus épigraphiques n’admettaient pas volontiers ces documents jugés douteux, et sans intérêt pour l’histoire politique de l’antiquité. La circulation de nombreux faux décourageait aussi beaucoup de chercheurs, tout comme l’existence de graffites authentiques mais jugés mal écrits ou écrits dans une langue relâchée, vulgaire ou populaire, ou mixte.Aujourd’hui, cependant, dans une perspective d’histoire globale, incluant bien sûr l’économie, et la vie quotidienne de toutes les classes de la société, l’intérêt de ces documents mineurs est parfaitement compris ; depuis longtemps d’ailleurs, les linguistes avaient utilisé les graffites pariétaux de Pompéi comme témoins de la langue vulgaire à l’époque même des auteurs du latin classique. Ce latin vulgaire montrait par exemple les premiers signes d’évolutions phonétiques plus tard avérées dans les langues romanes.
L’histoire des religions s’est enrichie de nombreux témoignages d’une pratique magique répandue à travers toutes les provinces de l’Empire romain, la pratique du maléfice appelé defixio.
Et l’histoire économique a su interpréter les nombreux témoignages concernant l’organisation de la production, par exemple la coopération des potiers de La Graufesenque (Millau, Aveyron), ou l’organisation du travail quotidien dans les tuileries. De nombreux secteurs économiques utilisent l’écriture, ne serait-ce que pour imprimer le nom du fabricant, ou le nom du produit commercialisé. L’examen des douves de tonneaux par P ?-F. Mille fait apparaître au moins trois sortes d’inscriptions sur chaque élément de bois du tonneau : il y a le nom du tailleur de planches, le nom du tonnelier (qui assemble ces planches), ainsi que le numéro d’ordre des douves autour du tonneau. Si certaines estampilles (ainsi sur la céramique gallo-belge, ou « gallo-romaine ») peuvent localement donner l’impression d’une ignorance de l’alphabet (puisqu’on se contente de simulacres de lettres), il n’y a pas de doute que certaines corporations cultivaient l’écriture comme une partie nécessaire de la formation au métier.
La romanisation impliquait entre autres l’introduction de l’alphabet latin, élément essentiel pour participer à cet échange d’information permanent que permettent l’écriture et la lecture. Mais les peuples conquis avaient une autre langue que le latin, et ils pouvaient avoir déjà l’expérience d’une autre écriture. La péninsule ibérique offre un certain nombre de cas intéressants de ce point-de-vue. L’ibère a été une langue d’échanges commerciaux très répandue sur la façade méditerranéenne de la péninsule ibérique : les lettres sur plomb en écriture ibère, paraissent avoir eu une fonction commerciale. Ces documents disparaissent d’un seul coup avec la romanisation. En Celtibèrie, au milieu de la péninsule, on se met à graver des inscriptions sur des plaques de bronze, à l’imitation des Romains, mais en gardant la langue et l’écriture locales durant plus d’unsiècle ; il y aura encore des textes écrits en langue indigène et en écriture latine avant que le pays ne soit complètement romanisé. Plus à l’Ouest, dans la zone linguistique lusitanienne, c’est seulement cette dernière phase qui est attestée : nous avons une dizaine d’inscriptions en langue lusitanienne, sur des roches ou sur des stèles, toutes en écriture latine. Les spécialistes invités décriront ainsi la situation de l’épigraphie mineure par rapport au changement de culture, d’écriture et de langue en Italie du Nord, en Gaule du Sud et dans la péninsule ibérique.
Le thème central de ce colloque est le transfert d’écriture d’un support à l’autre, d’un métier à l’autre, d’une culture à l’autre. Chaque nouvelle conquête de l’écriture latine suppose des adaptations, des inventions ou des pertes. L’importance de l’écriture dans la culture romaine a certainement contribué à son prestige et à son succès. Transfert de support : l’écriture cursive employée sur les tablettes de plomb, ou sur les tessons de La Graufesenque, est au départ la même que sur les papyrus ou les tablettes de bois et cire, c’est donc en fait un transfert allant d’un métier à l’autre : l’écriture des tabellions et des notaires devient celle des magiciens, ou des ouvriers de la manufacture de sigillée. Transfert de culture et de domaine linguistique : la même cursive est employée pour noter le latin et des langues locales comme le gaulois.

 Programme du colloque


Jeudi 22 octobre 2015 ; Après-midi :

  • 14 h 00 : Accueil
  • 14 h 30 : Un mot d’introduction par les organisateurs
  • 14 h 45 : Pierre-Yves LAMBERT : « « De l’origine des espèces », les différentes formes de cursive latine ancienne »
  • 15 h 00 : Paolo POCCETTI, « Variation des langues et variation d’écriture au quotidien à l’heure de la romanisation de l’Italie »
  • 15 h 30 : Jürgen BLÄNSDORF, « Les variations de la cursive latine tardive »
  • 16 h 00 : pause
  • 16 h 30 : Alix BARBET, « La couleur des inscriptions peintes d’époque romaine »
  • 17 h 00 : Ivan RADMAN LIVAJA, Marion LAME, Federico PONCHIO, « Présentation du corpus électronique des plombs inscrits de Siscia »

Vendredi 23 octobre 2015

  • 09 h 30 : Michel FUCHS, « La langue du culte au quotidien au nord des Alpes romaines »
  • 10 h 00 : Christophe SCHMIDT HEIDENREICH, « Les graffites pariétaux, reflet de la vie quotidienne du soldat romain »
  • 10 h 30 : pause
  • 11 h 00 : Alfredo BUONOPANE (Verona), Cristina BASSI (Trento), « Graffiti e
    alfabetizzazione nelle Alpi in epoca romana »
  • 11 h 30 : Markus SCHOLZ : « Geschäfte einer Toten : ein Grab mit Schreibtäfelchen aus
    Dyrrhachium / Durrës (Albanien) »
  • 12 h 00 : Celia SÁNCHEZ NATALÍAS, « Una nuova defixio di Verona »

12 h 30 : repas

Après-midi :

  • 14 h 00 : Antonio VARONE, « Les graffiti de la Villa Arianna à Stabies »
  • 14 h 30 : Reinhold WEDENIG, « Zur Bedeutung und Gestaltung gewöhnlicher Ritzinschriften
    auf Instrumentum domesticum aus Noricum : Anbringungszwecke, Lesbarkeit und unklare Fälle »
  • 15 h 00 : Massimiliano DAVID, Gianluca GREGORI, Gian Piero MILANI, Angelo PELLEGRINO, « I graffiti sugli intonaci trovati nel quartiere fuori Porta marina ad Ostia nel corso delle indagini del progetto Ostia Marina »
  • 15 h 30 : pause
  • 16 h 00 : Angelo PELLEGRINO, Stella FALZONE, Carlo MOLLE, « I graffiti della casa delle Ierodule ad Ostia »
  • 16 h 30 : Angelo PELLEGRINO, Maria RICCIARDI, « Graffiti e scritte a vernice su intonaci
    dell’anfiteatro di Leptis Magna »
  • 17 h 00 : AG de Ductus

Samedi 24 octobre 2015

  • 09 h 30 : Bernard CLEMENÇON, Guy ALFONSO, « Une lamelle en plomb inscrite
    trouvée dans les dépendances d’une schola, Place de Jaude, à Clermont-Ferrand »
  • 10 h 00 : Bernard PARZYSZ, « Un mur, un compas, une rosace : Que peuvent-ils nous
    apprendre ? »
  • 10 h 30 : pause
  • 11 h 00 : Séance posters
  • 12 h 00 : Bilan et conclusion, par Mireille CORBIER

 Posters :

  • Akli Nouria (Alger), « Graffites de Madaure »
  • Laura Forte, « Leaden plaques from Parma (Italy) »
  • Filippo Maria GAMBARI – Grazia FACCHINETTI, « Une brique inscrite de la villa des Grottes de Catulle – Sirmione (Italie) »
  • Françoise LABAUNE – Gaétan Le CLOIREC – Jean STÉPHANE (INRAP), « Approche de l’écriture dans l’ouest de la Gaule Lyonnaise, Le site des Jacobins de Rennes (Ille-et-Vilaine, France) »
  • Elisa ZENTILINI, « Graffiti and romanisation, a case study in the territory of Cenomani between Brixia and Verona »
  • Coline RUIZ DARASSE, Thibaud POIGT : « Les graffites paléohispaniques : marques mercantiles, marques métrologiques, abréviations »
  • Richard SYLVESTRE et Michel ABERSON, « Sur un graffito de Saint-Gervais (ordini fe(liciter) ».
  • Alix FOURRÉ, Découverte de deux abécédaires en territoire carnute et sénon
  • Isabelle BRUNI, Dominique TAQUET, Découverte de deux traces d’écriture dans un quartier artisanal de l’agglomération gallo-romaine de Rieux (Morbihan, France).

Mercredi 10 février 2016 à 18h00, salle F, École normale supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
Conférence dans le cadre du séminaire « Archéologies et sociétés de l’Italie (Antiquité et Moyen-Age) »

Les noms du dieu de l’Au-delà dans l’Italie ancienne
Paolo POCCETTI (Université de Roma Tor Vergata)

Dans l’Italie ancienne le dieu de l’Au-delà est connu sous nombre d’appellations, transmises en partie par la tradition latine, en partie par les témoignages épigraphiques des traditions indigènes. Les variations onomastiques et les contextes de leur documentation dégagent des aspects différents du culte, qui relèvent aussi de la rencontre avec la représentation dans le mythe et la religion des Grecs. Des trouvailles épigraphiques et iconographiques récentes ont permis d’élargir nos connaissances sur le sujet.


Vendredi 12 février 2016, de 9h30 à 12h15, Musée du Louvre, auditorium du Louvre et de 14h30 à 17h45, École normale supérieure, Amphithéâtre Jean Jaurès, 29, rue d’Ulm, 75005 Paris

Cerveteri. La culture écrite d’une cité étrusque
Colloque sous la direction de Françoise GAULTIER et Laurent HAUMESSER ( Musée du Louvre, Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines), Dominique BRIQUEL et Stéphane VERGER (UMR 8546-AOrOc, PSL, CNRS, ENS, EPHE

Programme :

  • Matin
  • Auditorium du Louvre
  • 9 h 30 Introduction
  • 9 h 45 L’épigraphie des cours aristocratiques à Caere à l’époque orientalisante
  • par Daniele Federico MARAS, Pontiἀcia Accademia Romana di Archeologia
  • 10 h 15 Contribution à la pratique archaïque de l’écriture dans la région de Caere et de Véies. Un nouvel encrier inscrit
  • par Adriano MAGGIANI, Università Ca’ Foscari, Venise
  • 10 h 45 Les inscriptions de la tombe delle Iscrizioni grafἀte
  • par Gilles van HEEMS, Université Lumière Lyon 2
  • 11 h 15 Entre supports et inscriptions : réἀexions sur la documentation de Pyrgi
  • par Laura MICHETTI, Sapienza Università di Roma
  • 11 h 45 Les cinq premières lignes de la lamelle A de Pyrgi
  • par Jean HADAS-LEBEL,
  • Université Lumière Lyon 2
  • 12 h 15 Questions et débat
  • Après-midi
  • ENS – amphithéâtre Jean Jaurès
  • 14 h 30 L’anthroponymie cérite archaïque : quelques réἀexions
  • par Enrico BENELLI, CNR-ISMA, Rome
  • 15 h A propos des inscriptions étrusques découvertes dans le secteur urbain de Caere
  • par Vincenzo BELLELLI, CNR-ISMA, Rome
  • 15 h 30 Les signatures et marques d’artisans
  • par Laurent HAUMESSER, musée du Louvre
  • 16 h Pause
  • 16 h 15 À propos d’une inscription cérétaine récemment retrouvée au Louvre. Remarques sur les aspects graphiques de la romanisation de l’Étrurie
  • par Dominique BRIQUEL, Université Paris-Sorbonne – EPHE
  • 16 h 45 Questions et débat
  • 17 h 15 Conclusions
  • par Alessandro NASO, CNR-ISMA, Rome
  • 17 h 45 Présentation du Catalogue des inscriptions étrusques et italiques du musée du Louvre, de Dominique BRIQUEL
  • par Giovanni COLONNA, Sapienza Università di Roma


Organismes partenaires :

AOROC - UMR8546-CNRS/ENS

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