Durand Aude
Religion des gens de métiers en Italie

, par Agnès Tricoche

Thèse de doctorat débutée en 2016
Direction : William Van Andringa
École doctorale : EPHE, ED 472

Contacter Aude Durand


Intitulé de thèse :
Pratiques religieuses des gens de métier en Italie romaine : miroir et vecteur d’une identité socio-professionnelle

Champs de recherches
archéologie romaine, histoire sociale, épigraphie latine, archéothanatologie
religion privée, lieux de métier, économie urbaine, nécropoles et pratiques funéraires

Projets scientifiques en cours
2019 - … : membre du groupe de recherches sur l’archéologie du geste funéraire (axe 4 des programmes de recherche du laboratoire AOrOc : Approches du sacré et du funéraire)
2019 - … : participation au projet METALLA (étude des mots et des textes en langues anciennes relatifs aux métaux dans l’Antiquité, à leur économie et à leur transformation)
2017 - … : membre de l’équipe archéologique du programme Porta Nocera (Pompéi)
2017 - … : membre de l’équipe archéologique du Programme Collectif de Recherche « Saint-Bertrand / Valcabrère : entre ville et campagne. Archéologie d’une périphérie urbaine de l’époque romaine au Moyen Âge »
2016 - … : Thèse en archéologie à l’Université de Lille (laboratoire HALMA – UMR 8164), puis à l’École Pratique des Hautes Études (laboratoire AOrOc – UMR 8546)
« Pratiques religieuses des gens de métier en Italie romaine : miroir et vecteur d’une identité socio-professionnelle » (thèse sous la direction de W. Van Andringa, Directeur d’Études à l’EPHE)

Résumé du projet de thèse
Depuis le milieu des années 2000, les recherches portant sur les lieux de métier à l’époque romaine s’inscrivent dans une réflexion nouvelle, initiée par les études modernes et contemporaines, accordant aux boutiques et ateliers un intérêt historique majeur : les travaux de M. Flohr sur les fouleries, de N. Monteix sur les lieux de métier des cités du Vésuve, de Cl. Holleran sur les boutiques romaines et de J. Schoevaert sur celles d’Ostie, ainsi que ceux de A. Wilson et N. Tran à plus grande échelle, ont montré comment l’analyse de ces établissements permettait d’enrichir nos connaissances, non seulement sur l’économie en elle-même (qu’elle soit urbaine ou de plus grande échelle), mais aussi en histoire des techniques et surtout en histoire sociale. L’examen approfondi des aménagements et des structures architecturales des lieux de métier ainsi que l’observation minutieuse de leur insertion dans le tissu urbain, couplés à un croisement nécessaire des sources (littéraires, juridiques, papyrologiques, épigraphiques et archéologiques), apportent en effet un éclairage nouveau sur les travaux pionniers de J. Andreau relatifs au « statut de travail » des gens de métier, c’est-à-dire à l’ensemble des réalités sociales (matérielles et de l’ordre des représentations) sous-tendues par leurs activités professionnelles. En particulier, ces études permettent de mieux saisir l’hétérogénéité socio-économique des artisans et commerçants à l’époque romaine et de préciser la variété des relations entretenues par les gens de métier, que ce soit entre eux ou avec leurs clients, des groupes associatifs de natures variées, les familiae auxquelles ils appartenaient, les propriétaires des locaux où ils exerçaient ou encore avec les autorités locales ou étatiques.
C’est dans le prolongement de ces réflexions que se placent les recherches effectuées, dans le cadre de ma thèse, sur les pratiques religieuses des gens de métier en Italie romaine à la fin de la République et sous le Haut-Empire. Mon travail s’inspire également des travaux en religion romaine, initiés par J. Scheid, sur l’impact de l’insertion à des réseaux communautaires sur les pratiques rituelles et les cultes en contexte privé. En effet, mon étude vise à préciser ce que traduisent, en termes de cadres sociétaux, les pratiques religieuses des artisans et commerçants : que révèlent-elles sur leur intégration à différents groupes sociaux et sur leur position sur l’échelle des hiérarchies internes à ces groupes ? Qu’expriment-elles sur les relations entretenues avec des notables, avec les élites municipales ou les autorités impériales ? Sont-elles le reflet de revendications identitaires, voire plus simplement de représentations que les gens de métier se faisaient d’eux-mêmes et de leurs activités ? De manière plus concrète également, les pratiques religieuses des artisans et commerçants fournissent-elles des informations sur leur rapport quotidien et matériel au travail ?
Mon étude vise à recenser et analyser les actes de dévotion et les rites effectués par les gens de métier, puis à en comprendre les traductions ou implications socio-économiques, dans les espaces de travail euxmêmes, au sein du tissu urbain d’une cité et enfin dans le cadre de leurs rapports avec les institutions (qu’elles soient locales ou étatiques).

Expérience professionnelle
2016-2019 : Contrat doctoral à l’Université de Lille
2017-2018 : Monitorat : travaux dirigés d’iconographie antique (Licence 2 d’histoire de l’art et archéologie à l’Université de Lille)
2015-2016 : Professeure agrégée de lettres classiques au collège F. Brune de Pleine-Fougères (35)

Cursus académique
2014-2015 : Agrégation de lettres classiques
2013-2014 : Master 2 Recherche d’archéologie à Paris I – Panthéon Sorbonne. « La protection religieuse des activités commerciales en Hispanie romaine » (mémoire sous la direction d’O. de Cazanove)
2011-2014 : Diplôme de l’École Normale Supérieure (Ulm) au département des Sciences de l’Antiquité
2012-2013 : Master 1 d’archéologie à Paris I – Panthéon Sorbonne. « Les lieux de culte du littoral de l’Hispanie romaine » (mémoire sous la direction d’O. de Cazanove)
2009-2012 : Licences de physique (2009), mathématiques (2010) et lettres classiques (2012)
2008-2009 : Élève officier à l’École Navale
2005-2008 : Classes préparatoires scientifiques (MPSI / MP*)

Échanges universitaires et séjours d’étude à l’étranger
février-avril 2020 : séjour d’étude au Centre Jean Bérard de Naples (bourse de la Friends of Herculaneum Society d’Oxford)
novembre 2019 : séjour d’étude à l’École française de Rome (bourse de l’EFR)
février 2019 : séjour d’étude à l’École française de Rome (bourse de l’ED SHS de Lille)
novembre 2018 : séjour d’étude à l’École française de Rome (bourse de l’EFR)
janvier-juin 2014 : séjour Erasmus à l’Université de Grenade en master 2
mars-avril 2013 : séjour à l’Université de Sienne en master 1